1étouffée s. f. (é-tou-fée)
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Terme de cuisine. Préparation de viandes cuites dans un vase bien fermé. Perdrix à l'étouffée. Des haricots à l'étouffée.
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Plus usité que étouffade ou estoufade.
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Terme de cuisine. Préparation de viandes cuites dans un vase bien fermé. Perdrix à l'étouffée. Des haricots à l'étouffée.
Plus usité que étouffade ou estoufade.
1Qui a perdu la communication avec l'air et ne peut plus vivre.
Songe aux cris des vainqueurs, songe aux cris des mourants Dans la flamme étouffés, sous le fer expirantsRacine, Andr. III, 8
Dans l'Ancien Testament, viandes étouffées, la chair des animaux tués, sans qu'on ait versé leur sang.
Qui a perdu la communication avec l'air et ne peut plus brûler. Feu étouffé.
2Trop serré.
Il partit donc aux acclamations de tout le canton, étouffé d'embrassementsVoltaire, l'Ingénu. 7
Terme d'horticulture. Arbre étouffé, arbre entouré d'arbres plus élevés qui l'empêchent de profiter.
Endroit étouffé, endroit où il y a peu d'air. Chambre étouffée.
Vous allez dans une petite ville étouffée, où peut-être il y aura des maladies et du mauvais airSÉVIGNÉ, 84
3Fig. Qui ne peut se manifester.
La voix de la nature était étoufféeBossuet, Hist. II, 12
Telle fut la fin d'Alcibiade, en qui de grandes vertus étaient étouffées par des vices encore plus grandsRollin, Hist. anc. Œuvres, t. IV, p. 110
Réprimé. Révolte étouffée à grand'peine.
Cris étouffés, les cris sourds d'une personne dont la respiration est gênée.
Soupirs étouffés, voix étouffée, soupirs, voix qu'on s'efforce de retenir, de ne pas laisser entendre.
Adieu, pour toujours, dis-je d'une voix étoufféeMme de Genlis, Veillées du chât. t. I, p. 235
Rire étouffé, le rire qui échappe à une personne s'efforçant de le retenir.
Bruit étouffé, se dit d'un bruit qu'on empêche de se faire entendre, et d'un bruit qu'on empêche d'être divulgué.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander