Premières poésies, 1862
I. Adieux à la Poésie
Mes pleurs sont à moi, nul au mondeNe les a comptés ni reçus ;Pas un œil étranger qui sondeLes désespoirs que j’ai conçus.
L’être qui souffre est un mystèreParmi ses frères ici-bas ;Il faut qu’il aille solitaireS’asseoir aux portes du trépas.
J’irai seule et brisant ma lyre,Souffrant mes maux sans les chanter ;Car je sentirais à les direPlus de douleur qu’à les porter.
Paris, 1835
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a monde / sonde féminine, classiqueb reçus / conçus masculine, classiquea mystère / solitaire féminine, classiqueb ici-bas / trépas masculine, classiquea lyre / dire féminine, classiqueb chanter / porter masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres de L. Ackermann, Alphonse Lemerre, éditeur, 1885· numérisation poesies.net· Sources