Premières poésies, 1862
XVIII. Hébé
Les yeux baissés,‖ rougissante et candide,Vers leur banquet‖ quand Hébé s’avançait,Les Dieux charmés‖ tendaient leur coupe vide,Et de nectar‖ l’enfant la remplissait.Nous tous aussi,‖ quand passe la Jeunesse,Nous lui tendons‖ notre coupe à l’envi.
Quel est le vin‖ qu’y verse la déesse ?Nous l’ignorons ;‖ il enivre et ravit.Ayant souri‖ dans sa grâce immortelle,Hébé s’éloigne ;‖ on la rappelle en vain.Longtemps encor‖ sur la route éternelle,Notre œil en pleurs‖ suit l’échanson divin.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 3[abab]
- Mètre
- Décasyllabes· profil 4+6
- Mots à la rime
- a candide / vide féminine, classiqueb s’avançait / remplissait masculine, classiquea Jeunesse / déesse féminine, classiqueb l’envi / ravit masculine, non classiquea immortelle / éternelle féminine, classiqueb vain / divin masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.8
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres de L. Ackermann, Alphonse Lemerre, éditeur, 1885· numérisation poesies.net· Sources