Les Jeunes Croyances, 1867· III
VIII. Chanson du rivage
Tra la la la la lère !Les arbres sont contents,Les flots dansent, la terreA tout au plus vingt ans.
La nature palpiteD’une immense gaîté !Le printemps, ma petite,Est un flux de clarté.
Or la marée apporteToujours, en arrivant,Une algue, bientôt morteDe soleil ou de vent.
Quand le printemps à l’âmePorte ainsi les amours,N’attendons pas, ô femme,Le reflux des beaux jours !
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Hexasyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a lère / terre féminine, classiqueb contents / ans masculine, classiquea palpite / petite féminine, classiqueb gaîté / clarté masculine, classiquea apporte / morte féminine, classiqueb arrivant / vent masculine, classiquea l’âme / femme féminine, classiqueb amours / jours masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Jeunes Croyances, Paris, Alphonse Lemerre Éditeur, 1867· numérisation wikisource.org· Sources