Les Jeunes Croyances, 1867· IV
IX. L’historien
Ô Révolution, ma mère que vous
étiez lente à venir !Michelet, .
Parfois l’historien qui sondeLes grands règnes évanouis,Ou sur les horizons du mondeFixe ses regards éblouis,
Voyant dans quelle nuit profondeLes esprits dormaient enfouis ;Et quelle tempête fécondeLes fit surgir épanouis,
Cet homme enthousiaste pleure !Superbe, impatient de l’heureOù l’ignorance doit périr,
Il crie en sa sainte colère :« Ô Révolution, ma mère,Que vous étiez lente à venir ! »
Toulon, 1866.
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abab abab ccd eed
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a sonde / monde féminine, classiqueb évanouis / éblouis masculine, classiquea profonde / féconde féminine, classiqueb enfouis / épanouis masculine, classiquec pleure / l’heure féminine, classiqued périr / venir masculine, classiquee colère / mère féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Jeunes Croyances, Paris, Alphonse Lemerre Éditeur, 1867· numérisation wikisource.org· Sources