Le petit-neveu de Grécourt, 1883
Le chapelain
Sur l’Air : Ne vlà-t-il pas que j’aime
Il me falloit faire une finComme tout bon Apôtre ;Je suis devenu Chapelain,Ce poste en vaut un autre.
Iris m’offroit à desservirSa gentille Chapelle :Je n’ai jamais su qu’obéirAux ordres d’une belle.
Elle est au fond d’un bois couvert,Gardé par le mystère ;Son sanctuaire n’est ouvertQu’à mon seul ministère.
Un double autel de marbre blancEst de sa dépendance ;Mais ce bénéfice importantOblige à résidence.
Sans Vicaire, de jour, de nuit,Suivant les anciens rites,Je fais l’office à petit bruitAvec deux Acolytes.
Quoi qu’en puissent dire les gens,Même aux Fêtes de Vierge,Dans ma Chapelle, en tous les temps,Je n’allume qu’un cierge.
Gros Prieurs et brillants PrélatsTout engraissés d’offrande,Non, non, je ne troquerois pasAvec vous de Prébende.
Versification
- Forme
- 7 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 7(abab)
- Mètre
- Hexasyllabes et octosyllabes (14 de 6, 14 de 8)· profil 8, 6
- Strophes
- 7 quatrains
- Mots à la rime
- a fin / Chapelain masculine, classiqueb Apôtre / autre féminine, classiquea desservir / qu’obéir masculine, classiqueb Chapelle / belle féminine, classiquea couvert / ouvert masculine, classiqueb mystère / ministère féminine, classiquea blanc / important masculine, classiqueb dépendance / résidence féminine, classiquea nuit / bruit masculine, classiqueb rites / Acolytes féminine, classiquea gens / temps masculine, classiqueb Vierge / cierge féminine, classiquea Prélats / pas masculine, classiqueb d’offrande / Prébende féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
28 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le petit-neveu de Grécourt ou Étrennes gaillardes, PARIS, Isidore LISEUX, Éditeur, 1883· numérisation Project Gutenberg· Sources