Alcools, 1913· Les fiançailles
« Au tournant d’une rue je vis des matelots »
Au tournant d’une rue‖ je vis des matelotsQui dansaient le cou nu au son d’un accordéonJ’ai tout donné au soleilTout sauf mon ombre
Les dragues les ballots‖ les sirènes mi-mortesA l’horizon brumeux‖ s’enfonçaient les trois-mâtsLes vents ont expiré‖ couronnés d’anémonesO Vierge signe pur du troisième mois
Versification
- Mètre
- Vers de 12, 4, 7, 11 et 13 syllabes (4 de 12, 1 de 4, 1 de 7, 1 de 11, 1 de 13)· profil 6+6, (7), (4), (13), (11)
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
8 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Alcools, Paris, Gallimard, 1920· numérisation damienbe.chez.com· Sources