Alcools, 1913· Les fiançailles
« J’observe le repos du dimanche »
J’observe le‖ repos du dimancheEt je loue la paresseComment comment réduireL’infiniment‖ petite scienceQue m’imposent mes sensL’un est pareil‖ aux montagnes au cielAux villes à mon amourIl ressemble aux saisonsIl vit décapité‖ sa tête est le soleilEt la lune son cou tranchéJe voudrais éprouver‖ une ardeur infinieMonstre de mon ouïe‖ tu rugis et tu pleuresLe tonnerre te sert‖ de chevelureEt tes griffes répètent‖ le chant des oiseauxLe toucher monstrueux m’a pénétré m’empoisonneMes yeux nagent loin de moiEt les astres intacts sont mes maîtres sans épreuveLa bête des fumées‖ a la tête fleurieEt le monstre le plus beauAyant la saveur du laurier se désole
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Mètre
- Vers de 12, 6, 7, 9, 10 et 13 syllabes (5 de 12, 4 de 6, 3 de 7, 2 de 9, 2 de 10, 2 de 13, 1 de 8, 1 de 11)· profil 6, 7, 4−5, 4=6, 6÷6, 13, (8), (11)
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Alcools, Paris, Gallimard, 1920· numérisation damienbe.chez.com· Sources