Poésies, 1833· Pièces inédites
La Villégiature
J’ai souvent comparé‖ la villégiatureAux phases d’un voyage‖ entrepris en communAvec des étrangers‖ de diverse natureDont on n’a de ses jours‖ vu ni connu pas un.
Au début de la route,‖ en montant en voiture,On s’observe : — l’un l’autre‖ on se trouve importun ;L’entretien languissant‖ meurt faute de pâture…Mais, petit à petit,‖ on s’anime ; et chacun !
A l’entrain général‖ à son tour s’associe :On cause, on s’abandonne,‖ et plus d’un s’apprécie.— Les chevaux cependant‖ marchent sans s’arrêter ;
Et c’est lorsqu’on commence‖ à peine à se connaître,Que l’on se juge mieux,‖ — qu’on s’aimerait peut-être,— C’est alors qu’on arrive,‖ — et qu’il faut se quitter.
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abab abab ccd eed
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a villégiature / nature féminine, classiqueb commun / un masculine, classiquea voiture / pâture féminine, classiqueb importun / chacun masculine, classiquec s’associe / s’apprécie féminine, classiqued s’arrêter / quitter masculine, classiquee connaître / peut-être féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, H. Floury, éditeur, 1900· numérisation archive.org· Sources