Améthystes, 1861
Caprice
Quand je baise, pâle de fièvre,Ta lèvre où court une chanson,Tu détournes les yeux, ta lèvreReste froide comme un glaçon,Et, me repoussant de tes bras,Tu dis que je ne t’aime pas.
Mais si je dis : Ce long martyreM’a brisé, je romps mon lien !Tu réponds avec un sourire :Viens à mes pieds ! tu le sais bien,Ma chère âme, que c’est ton sortDe m’adorer jusqu’à la mort.
Février 1861.
Versification
- Forme
- 2 sizains (sizains)
- Rimes
- 2(ababcc)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 2 sizains
- Mots à la rime
- a fièvre / lèvre féminine, classiqueb chanson / glaçon masculine, classiquec bras / pas masculine, classiquea martyre / sourire féminine, classiqueb lien / bien masculine, classiquec sort / mort masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes. Les Éxilés. Odelettes, Améthystes, Rimes dorées, Rondels, les Princesses, Trente-six ballades joyeuses., Paris, Bibliothèque Charpentier, Eugène Fasquelle, Éditeur, 1878· numérisation poesies.net· Sources