Les princesses, 1874
XV. Marie Stuart
On y menait Marie, pour la récompenser et la
distraire, à l’heure où les chiens rentraient et se
précipitaient par les portes, par les fenêtres
basses, vers leurs loges.J.-M. Dargaud,Histoire de Marie Stuart.
A Saint-Germain, devant‖ le fier château, MarieStuart, le front orné‖ de perles et d’or fin,Arrive de la chasse‖ avec le roi dauphin,Car elle aima toujours‖ la noble vénerie.
Toute la cour l’entoure‖ avec idolâtrie,Oubliant pour ses yeux‖ la fatigue et la faim,Et François pâlissant,‖ dans un songe sans fin,Admire sa blancheur‖ et sa bouche fleurie.
Ronsard dit : « C’est le lys‖ divin, que nul affrontNe peut ternir ! » Le roi‖ Henri la baise au front.Cependant, elle rit‖ tout bas avec madame
De Valentinois, blonde‖ aux cheveux ruisselants,Et ces folles beautés,‖ que le carnage affame,Regardent au chenil‖ rentrer les chiens sanglants.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a Marie / vénerie féminine, classiqueb fin / dauphin masculine, classiquea idolâtrie / fleurie féminine, classiqueb faim / fin masculine, classiquec affront / front masculine, classiqued madame / affame féminine, classiquee ruisselants / sanglants masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Oeuvres poetiques completes, Paris, Honoré Champion, 1994· numérisation Peter Edwards· Sources