Les stalactites, 1846
La Chanson de ma Mie
Or, voyez qui je suis, ma mie.Alfred de Musset.
L’eau dans les grands lacs bleusEndormie,Est le miroir des cieux :Mais j’aime mieux les yeuxDe ma mie.
Pour que l’ombre parfoisNous sourie,Un oiseau chante au bois :Mais j’aime mieux la voixDe ma mie.
La rosée à la fleurDéfleurieSait rendre sa couleur :Mais j’aime mieux un pleurDe ma mie.
Le temps vient tout briser.On l’oublie :Moi, pour le mépriser,Je ne veux qu’un baiserDe ma mie.
La rose sur le linMeurt flétrie :J’aime mieux pour coussinLes lèvres et le seinDe ma mie.
On change tour à tourDe folie :Moi, jusqu’au dernier jour,Je m’en tiens à l’amourDe ma mie.
Mars 1845.
Versification
- Forme
- 6 quintils (quintils)
- Rimes
- 6(abaab)
- Mètre
- Hexasyllabes et trisyllabes (18 de 6, 12 de 3)· profil 6, 3
- Strophes
- 6 quintils
- Mots à la rime
- a bleus / cieux / yeux masculine, classiqueb Endormie / mie féminine, classiquea parfois / bois / voix masculine, classiqueb sourie / mie féminine, classiquea fleur / couleur / pleur masculine, classiqueb Défleurie / mie féminine, classiquea briser / mépriser / baiser masculine, classiqueb l’oublie / mie féminine, classiquea lin / coussin / sein masculine, classiqueb flétrie / mie féminine, classiquea tour / jour / l’amour masculine, classiqueb folie / mie féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.9· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
30 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres de Théodore de Banville. Les stalactites, Odelettes, Améthystes, Le Forgeron., Paris, Alphonse Lemerre, éditeur, 1889· numérisation poesies.net· Sources