Les stalactites, 1846
La dernière Pensée de Weber
Je me promenais dans un jardin délicieux : sous
l’épais gazon on voyait des violettes et des roses
dont le doux parfum embaumait l’air. Un son doux et
harmonieux se faisait entendre, et une tendre clarté
éclairait le paysage. Les fleurs semblaient
tressaillir de bonheur et exhaler de doux soupirs.
Tout à coup, je crus m’apercevoir que j’étais moi —
même le chant que j’entendais, et que je mourais.Hoffmann.
Nuit d’étoiles,Sous tes voiles,Sous ta brise et tes parfums,Triste lyreQui soupire,Je rêve aux amours défunts.
La sereine MélancolieVient éclore au fond de mon cœur,Et j’entends l’âme de ma mieTressaillir dans le bois rêveur.
Nuit d’étoiles,Sous tes voiles,Sous ta brise et tes parfums,Triste lyreQui soupire,Je rêve aux amours défunts.
Dans les ombres de la feuillée,Quand tout bas je soupire seul,Tu reviens, pauvre âme éveillée,Toute blanche dans ton linceul.
Nuit d’étoiles,Sous tes voiles,Sous ta brise et tes parfums,Triste lyreQui soupire,Je rêve aux amours défunts.
Je revois à notre fontaineTes regards bleus comme les cieux ;Cette rose, c’est ton haleine,Et ces étoiles sont tes yeux.
Nuit d’étoiles,Sous tes voiles,Sous ta brise et tes parfums,Triste lyreQui soupire,Je rêve aux amours défunts.
Juin 1845.
Versification
- Forme
- Sizains
- Rimes
- 3{1(aabccb) 1(abab)} 1(aabccb)
- Mètre
- Vers de 3, 8 et 7 syllabes (16 de 3, 12 de 8, 8 de 7)· profil 3, 7, 8
- Strophes
- 4 sizains, 3 quatrains
- Mots à la rime
- a d’étoiles / voiles féminine, classiqueb parfums / défunts masculine, classiquec lyre / soupire féminine, classiquea Mélancolie / mie féminine, classiqueb cœur / rêveur masculine, classiquea feuillée / éveillée féminine, classiqueb seul / linceul masculine, classiquea fontaine / haleine féminine, classiqueb cieux / yeux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
36 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres de Théodore de Banville. Les stalactites, Odelettes, Améthystes, Le Forgeron., Paris, Alphonse Lemerre, éditeur, 1889· numérisation poesies.net· Sources