Nous tous, 1884
IV. L’Épouse
Par un soir de Juillet, au Bois,Sous la douce brise estivale,L’Épouse trompée, aux abois,A donc voulu voir sa rivale.
Oui, sa rivale heureuse. Enfin !La voilà donc, cette merveille.C’est elle, sur ce cheval finQui porte une rose à l’oreille.
Eh quoi ! c’est ce manche à balai,Cette poupée aux boucles rousses,Qu’il emmenait à ViroflaySur le velours des vertes mousses ?
Et ces hommes, qu’on voit errerPrès de son cheval qui se cabre !Ils ont vraiment l’air d’admirerSa bouche ouverte en coup de sabre !
1er décembre 1883.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a Bois / abois masculine, classiqueb estivale / rivale féminine, classiquea Enfin / fin masculine, classiqueb merveille / l’oreille féminine, classiquea balai / Viroflay masculine, classiqueb rousses / mousses féminine, classiquea errer / d’admirer masculine, classiqueb cabre / sabre féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Nous Tous., Paris, G. Charpentier et Cie, éditeurs, 1884· numérisation poesies.net· Sources