Rondels, 1874
XVII. Le Café
Ce bon élixir, le CaféMet dans nos cœurs sa flamme noire ;Grâce à lui, fier de sa victoire,L’esprit subtil a triomphé.
Faux Lignon que chantait d’Urfé,Tu ne nous en fait plus accroire ;Ce bon élixir, le CaféMet dans nos cœurs sa flamme noire.
Ne faisons qu’un autodaféDes vieux mensonges de l’Histoire ;Et mêlons, sans peur du grimoire,A notre vieux sang réchauffé,Ce bon élixir, le Café.
Versification
- Forme
- Rondel classique (rondel)
- Rimes
- ABba abAB abbaA
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- A Café / triomphé masculine, classiqueB noire / victoire féminine, classiquea d’Urfé / Café masculine, classiqueb accroire / noire féminine, classiquea autodafé / réchauffé / Café masculine, classiqueb l’Histoire / grimoire féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
13 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes. Les Éxilés. Odelettes, Améthystes, Rimes dorées, Rondels, les Princesses, Trente-six ballades joyeuses., Paris, Bibliothèque Charpentier, Eugène Fasquelle, Éditeur, 1878· numérisation poesies.net· Sources