Roses de noël, 1878
Ils nous voient
Les cieux semblent déjà‖ vivants et rajeunis.Je sens venir, du fond‖ de l’ombre enchanteresse,Le souffle d’une brise‖ amie et charmeresse,Dans le triste silence‖ où nos cœurs sont unis.
Pareils à des oiseaux‖ frissonnants dans leurs nids,En nous des souvenirs‖ de joie et de tendressePleurent ; le vent d’une aile‖ errante nous caresse,Ma mère, et ce n’est pas‖ moi seul qui te bénis !
Car du séjour divin‖ caché sous tant de voiles,Sitôt que sur nos fronts‖ s’allument les étoiles,Ceux qui sont dans les cieux‖ nous regardent pleurer.
Ils nous voient dans l’attente‖ et dans la solitude,Et leurs lointaines voix‖ tentent de murmurer,Comme pour mettre un terme‖ à notre inquiétude.
16 février 1869.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a rajeunis / unis masculine, classiqueb enchanteresse / charmeresse féminine, classiquea nids / bénis masculine, classiqueb tendresse / caresse féminine, classiquec voiles / étoiles féminine, classiqued pleurer / murmurer masculine, classiquee solitude / inquiétude féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Oeuvres poetiques completes, Paris, Honoré Champion, 1999· numérisation Peter Edwards· Sources