Roses de noël, 1878
Querelle
Lorsque ma sœur et moi,‖ dans les forêts profondes,Nous avions déchiré‖ nos pieds sur les cailloux,En nous baisant au front‖ tu nous appelais fous,Après avoir maudit‖ nous courses vagabondes.
Puis, comme un vent d’été,‖ brisant les fraîches ondes,Mêle deux ruisseaux purs‖ sur un lit calme et doux,Lorsque tu nous tenais‖ tous deux sur tes genoux,Tu mêlais en riant‖ nos chevelures blondes.
Et pendant bien longtemps‖ nous restions là blottis,Heureux, et tu disais‖ parfois : O chers petits !Un jour vous serez grands,‖ et moi je serai vieille !
Les jours se sont enfuis,‖ d’un vol mystérieux,Mais toujours la jeunesse‖ éclatante et vermeilleFleurit dans ton sourire‖ et brille dans tes yeux.
16 février 1845.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a profondes / vagabondes féminine, classiqueb cailloux / fous masculine, classiquea ondes / blondes féminine, classiqueb doux / genoux masculine, classiquec blottis / petits masculine, classiqued vieille / vermeille féminine, classiquee mystérieux / yeux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Oeuvres poetiques completes, Paris, Honoré Champion, 1999· numérisation Peter Edwards· Sources