Roses de noël, 1878
Ta Voix
J’aime ta voix, jamais‖ je ne m’en rassasie.Ma mère, ton regard,‖ plus doux que l’OrientTout enfant, me faisait‖ rêver la poésie,Et tu m’as entr’ouvert‖ les cieux, en souriant !
Si la forêt m’accueille‖ en ses gorges hautaines,Je te l’ai dû ; c’est toi,‖ mère, qui m’as apprisA m’enivrer du chant‖ rhythmique des fontaines,Songeur de la nature‖ et des cimes épris !
Je savais les doux mots‖ que notre esprit savoure ;Mais pour charmer ce peuple‖ attentif près de nous,C’est toi qui m’as donné‖ ton âme et ta bravoure !Embrasse encor ton fils‖ qui pleure à tes genoux.
19 novembre 1856.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a rassasie / poésie féminine, classiqueb l’Orient / souriant masculine, classiquea hautaines / fontaines féminine, classiqueb appris / épris masculine, classiquea savoure / bravoure féminine, classiqueb nous / genoux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 4.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Oeuvres poetiques completes, Paris, Honoré Champion, 1999· numérisation Peter Edwards· Sources