Roses de noël, 1878
Ton Sourire
O mère, ton sourire‖ enthousiaste et fierBrille de clairs rayons,‖ comme un soleil d’hiver.En vain l’âge est venu ;‖ le temps qui nous assiègeA touché ton front pur,‖ et ne l’a pas blessé,Mais triste de blanchir‖ tes cheveux, a laisséDélicieusement‖ fleurir leur douce neige !
Oh ! dis-moi, le sais-tu,‖ pourquoi tes soixante ansOnt la grâce charmante‖ et vive d’un printemps ?Chaque heure sans repos‖ nous pousse de son aile,Chaque instant nous trahit ;‖ mais les nobles amoursSont pour notre visage‖ un dictame, et toujoursY mettent doucement‖ la jeunesse éternelle.
La brise qui charma‖ les fleurs, le seul zéphyrFroisse la blonde mer‖ de flamme et de saphirDont le chant retentit‖ près des belles Florides ;Mère, tes yeux aussi‖ réfléchissent l’azur,C’est pourquoi tu seras‖ pareille à ce flot purQui reflète le ciel‖ et qui n’a pas de rides !
19 novembre 1858.
Versification
- Forme
- 3 sizains (sizains)
- Rimes
- 3(aabccb)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 3 sizains
- Mots à la rime
- a fier / d’hiver masculine, classiqueb assiège / neige féminine, classiquec blessé / laissé masculine, classiquea ans / printemps masculine, classiqueb aile / éternelle féminine, classiquec amours / toujours masculine, classiquea zéphyr / saphir masculine, classiqueb Florides / rides féminine, classiquec l’azur / pur masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
18 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Oeuvres poetiques completes, Paris, Honoré Champion, 1999· numérisation Peter Edwards· Sources