Sonnailles et clochettes, 1888
I. A Catulle Mendès
Très souvent, las des PhilistinsEt les yeux brouillés, cher Catulle,Par les cheveux de Philis teints,Je voudrais aller jusqu’à Tulle.
Car, ami Catulle Mendès,Peut-être qu’on est encore aiseD’oublier notre noir Hadès,Bien loin d’ici, dans la Corrèze,
Et de ne plus voir sur des seinsBlanchir des poudres de riz mates,Et de suivre en leurs fiers dessins, —Tous les beaux vers que vous rimâtes.
Si je fuyais nos singes laids,Et le macadam où va Lise,Il est bien certain que je lesEmporterais dans ma valise.
Même je voudrais en crier,De vos chansons que l’écho cite,Quand penché sur mon encrier,Je puise dans ce noir Cocyte.
19 mai 1888.
Versification
- Forme
- 5 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 5(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a Philistins / teints masculine, classiqueb Catulle / Tulle féminine, classiquea Mendès / Hadès masculine, classiqueb aise / Corrèze féminine, classiquea seins / dessins masculine, classiqueb mates / rimâtes féminine, classiquea laids / les masculine, classiqueb Lise / valise féminine, classiquea crier / encrier masculine, classiqueb cite / Cocyte féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 4.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Oeuvres poetiques completes, Paris, Honoré Champion, 1997· numérisation Peter Edwards· Sources