Poussières, 1854
« Tête pâle de ma Chimère »
Tête pâle de ma ChimèreDont j’ai, sans la comprendre,‖ adoré la pâleur,Tu joins donc maintenant‖ à ce premier mystère,Le mystère de ta rougeur !Le vermillon soudain‖ qui te prend au visage,Quand, ce visage aimé,‖ tu le tournes vers moi,Est trop brûlant, trop noir,‖ et roule trop d’orage,Pour être de ton sang,‖ ma Chimère au cœur froid.Aussi bien le voyant,‖ je me dis et je croiQue c’est mon propre sang‖ qui passe et monte en toi !
(1886)
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1(ababcdcdee)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (8 de 12, 2 de 8)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 1 dizain
- Mots à la rime
- a Chimère / mystère féminine, classiqueb pâleur / rougeur masculine, classiquec visage / d’orage féminine, classiqued moi / froid masculine, non classiquee croi / toi masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.0· écart moyen à la rime classique 1.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poussières, Paris, Alphonose Lemerre, Éditeur, 1897· numérisation poesies.net· Sources