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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Ïambes et poèmes, 1831· Il Pianto

Bianca

Auguste Barbier· distiques, alexandrins, 260 vers

À M Léon De Wailly :

Dans la noble Venise‖ autrefois l’on raconteQu’un riche gentilhomme,‖ un sénateur, un comte,Eut pour fille un enfant‖ qu’on appelait Bianca :Dans Venise voici‖ ce qui lors arriva.Ainsi que toute fille‖ et toute italienne,Paresseuse à ravir,‖ notre vénitienne,Blanche comme une étoile,‖ et comme faite au tour,Au balcon du palais‖ demeurait tout le jour :Tantôt elle peignait‖ ses longues tresses blondes,Tantôt elle voyait‖ courir les vertes ondes,Ou regardait sans voir,‖ ou laissant là ses jeux,Suivait un beau nuage‖ égaré dans les cieux.À la fenêtre en face,‖ un enfant de FlorenceChez un vieil argentier‖ logeait par occurrence ;De sa plume il gagnait‖ son pain de tous les soirs.Mais cet enfant divin,‖ sous ses longs cheveux noirs,Pensif à son bureau,‖ d’un œil mélancoliqueRegardait si souvent‖ cette tête angélique,Qu’il oubliait toujours‖ sa tâche et son devoir.Or, à force de temps,‖ à force de se voir,Ces deux jeunes enfants,‖ dans leur candeur d’apôtre,Crurent que le bon Dieu‖ les donnait l’un à l’autre,Ils se prirent de cœur,‖ ils s’aimèrent d’amour,Et leur feu mutuel‖ grandit de jour en jour.

Ce feu devint si vif,‖ que par une nuit brune,Une nuit où la ville‖ avait très-peu de lune,Tandis que tout dormait‖ dans l’antique maison,La pauvre jeune fille‖ oublia sa raison,Et, laissant derrière elle‖ une porte entr’ouverte,Elle s’en fut dehors,‖ seule et d’un pied alerte.Oh ! Je laisse à penser‖ dans le mince taudisQuelle fête ce fut !‖ Ce fut le paradis.Aussi ces deux enfants,‖ ces douces créatures,Ces deux corps si parfaits,‖ ces royales natures,Se dirent tant de mots,‖ versèrent tant de pleurs,Que la nuit tout entière‖ écouta leurs douleurs.Il fallut cependant‖ quitter la chambre sombre.Pâle et gelée alors‖ comme une neige à l’ombre,Bianca rapidement,‖ et le corps tout plié,Retraversa le pont‖ sur la pointe du pié.Mais l’aube était debout,‖ et réveillant la brise,Ses pieds frais rougissaient‖ les grands toits de Venise ;Le vent remuait l’onde,‖ et la vague des mersLuisait dans les canaux‖ en mille carreaux verts ;Les pigeons de saint-Marc‖ volaient sur les coupoles,Le long des piliers blancs‖ tremblotaient les gondoles :Il était jour, grand jour,‖ et la douce Bianca,Lorsqu’au seuil paternel‖ tremblante elle toucha,Elle se laissa là‖ tomber comme une morte :Un passant de bonne heure‖ avait fermé sa porte.

Certes, s’il fut jamais‖ un touchant souvenir,Un souvenir d’amour‖ qui plaise à revenir,Comme ces airs divins‖ qu’on veut toujours entendre,Ah ! C’est bien cet amour‖ mélancolique et tendreQui prit deux jeunes cœurs‖ avec naïveté,Comme aux jours de la pure‖ et belle antiquité.C’est bien cet amour franc‖ sorti de la nature,Qui vit de confiance‖ et jamais d’imposture,Qui se donne sans peine‖ et ne marchande pasComme le faux amour‖ de nos tristes climats.Bianca, ton chaste nom,‖ lorsqu’il flotte à la bouche,D’un charme toujours neuf‖ vous remue et vous touche,Et comme le parfum‖ nage autour de la fleur,Sur Venise il épanche‖ une amoureuse odeur.Toujours dans les canaux‖ où la rame vous chasse,Comme un fantôme doux‖ ton image repasse ;Toujours l’on pense à toi,‖ toujours l’on ne peut voirAu faîte d’un balcon,‖ à l’approche du soir,Une fille vermeille,‖ assise et reposée,Sans porter les regards‖ vers une autre croisée,Et chercher vaguement,‖ à travers le lointain,Si l’on n’aperçoit pas‖ ton jeune florentin.Enfin, le souvenir‖ de ta chère folieEst tel, que l’astre aimé‖ de la molle Italie,L’astre que sa voix d’or‖ nomme encor la diva,La légère Phœbé,‖ la blonde Cynthia,Ne peut verser les flots‖ de sa blanche lumière,Sans qu’il vous semble encor‖ sur les grands ponts de pierre,Et sur les escaliers‖ dans les ondes perdus,Ouïr flotter ta robe‖ et courir tes pieds nus.

Ah ! Quand l’été jadis‖ fleurissait dans les âmes,Quand l’amour, cet oiseau‖ qui chante au cœur des femmes,Sur terre s’abattait‖ de tous les coins du ciel,Quand tous les vents sentaient‖ et la rose et le miel,Au beau règne des fleurs,‖ quand chaque créatureManiait noblement‖ sa divine nature,Venise, il était doux,‖ sous tes cieux étouffants,D’aspirer ton air pur‖ comme un de tes enfants ;Il était doux de vivre‖ aux chansons des guitares,Car, ainsi qu’aujourd’hui,‖ les chants n’étaient pas rares ;Les chants suivaient partout‖ les plaisirs sur les eaux,Les courses à la rame,‖ à travers les canaux,Et les beaux jeunes gens‖ guidant les demoisellesAlertes et gaîment‖ sur les gondoles frêles.Alors, après la table,‖ une main dans la main,On dansait au lido‖ jusques au lendemain ;Ou bien vers la Brenta,‖ sur de fraîches prairies,On allait deux à deux‖ perdre ses rêveries,Et sur l’herbe écouter‖ l’oiseau chanter des vers,En l’honneur des zéphyrs‖ qui chassaient les hivers.Alors jeunes et vieux‖ avaient la joie en tête,Toute la vie était‖ une ivresse parfaite,Une longue folie,‖ un long rêve d’amour,Que la nuit en mourant‖ léguait encor au jour ;On ne finissait pas‖ de voir les belles heuresDanser d’un pied léger‖ sur les nobles demeures ;Venise était puissante,‖ et les vagues alorsComme au grand Salomon‖ lui roulant des trésors,Sous son manteau doré,‖ sa pourpre orientale,Le front tout parfumé‖ de l’écume natale,Elle voyait ses fils,‖ épris de sa beauté,Dans ses bras délicats‖ mourir de volupté.

Mais le bonheur suprême‖ en l’univers ne dure,C’est une loi qu’il faut‖ que toute chose endure,Et l’on peut aux forêts‖ comparer les cités,En fait de changements‖ et de caducités.Comme le tronc noirci,‖ comme la feuille morte,Que l’hiver a frappés‖ de son haleine forte,Le peuple de Venise‖ est tout dénaturé :C’est un arbre abattu‖ sur un sol délabré,Et l’on sent, à le voir‖ ainsi, que la misèreEst le seul vent qui souffle‖ aujourd’hui sur sa terre.Il n’est sous les manteaux‖ que membres appauvris ;La faim maigre apparaît‖ sur tous les corps flétris ;Partout le bras s’allonge‖ et demande l’aumône ;La fièvre à tous les fronts‖ étend sa couleur jaune ;Et d’un flot sale et noir,‖ Neptune vainementBat, dans le port, le dos‖ de quelque bâtiment.On n’entend plus gémir‖ sous leurs longues antennesLes galères partant‖ pour les îles lointaines.Le marteau des chantiers‖ n’éveille plus d’échos ;Et le désert lui-même‖ est au fond des cachots.Voilà pour le dehors :‖ au dedans la tristesse,À tous les seuils branlants‖ debout comme une hôtesse ;Les palais démolis‖ pleurant leurs habitants ;La famille écroulée ;‖ et comme au mauvais temps,Les oiseaux du bon Dieu,‖ faute de nourriture,Volent aux cieux lointains‖ chercher de la pâture,Les jeunes gens faisant‖ usage de leurs piésEt laissant dans un coin‖ leurs parents oubliés.Alors tout ce qui touche‖ à la décrépitudeS’éteint dans l’abandon‖ et dans la solitude ;Et la vieillesse pauvre‖ ici, comme partout,N’inspire à l’être humain‖ que mépris et dégoût.Enfin Venise au sein‖ de son Adriatique,Expire chaque jour‖ comme une pulmonique ;Elle est frappée au cœur‖ et ne peut revenir.Le destin a flétri‖ son royal avenir,Et pour longtemps sevré‖ sa lèvre enchanteresseDu vase d’Orient‖ que lui tendait la Grèce.Bien qu’il lui reste encore‖ une rougeur au front,Dans ses flancs épuisés‖ nulle voix ne répond ;Pour dominer les flots‖ et commander le mondeSa poitrine n’est plus‖ assez large et profonde ;C’en est fait de Venise,‖ elle manque de voix ;L’homme et les éléments‖ l’accablent à la fois.Comme un taureau qui court‖ à travers les campagnes,Le fougueux éridan‖ descendu des montagnes,De sable et de limon‖ couvre ses nobles piés ;Puis la mer, relevant‖ ses crins humiliés,Ne la respecte plus,‖ et tous les jours dérobeUn des pans dégradés‖ de sa superbe robe.Elle tombe, elle meurt,‖ la plus belle cité !Et l’homme sans respect‖ pour tant de pauvreté,Le Goth, prenant en main‖ sa brune chevelure,D’une langue barbare‖ et d’une verge dure,À la honte des rois,‖ outrage son beau flanc,La meurtrit sans relâche‖ et la bat jusqu’au sang.

Venise, dans ton sein‖ aujourd’hui que peut êtreL’amour ! Ah ! Sans frémir‖ on ne peut le connaître,On ne peut le trouver‖ dans ces lugubres lieux,Sans gémir longuement‖ ou détourner les yeux.Des pauvres gondoliers‖ les chansons et les ramesNe servent plus ici‖ qu’à des amours infâmes,Des amours calculés,‖ sans nulle passion,Comme il en faut aux fils‖ de la corruption.Aussi lorsque le soir,‖ un chant mélancolique,Un beau chant alterné‖ comme une flûte antique,S’en vient saisir votre âme,‖ et vous élève aux cieux,Vous pensez que ce chant,‖ cet air mélodieux,Est le reflet naïf‖ de quelque âme plaintive,Qui, ne pouvant le jour,‖ dans la ville craintive,Épancher à loisir‖ le flot de ses ennuis,Par la douceur de l’air‖ et la beauté des nuits,S’abandonne sans peine‖ à la musique folle,Et, la rame à la main,‖ doucement se console ;Alors penchant la tête,‖ et pour mieux écouter,Vous regardez les flots‖ qui viennent de chanterEt la gondole passe,‖ et sur les vagues brunes,Son flambeau luit et meurt‖ au milieu des lagunes ;Et vous, toujours tourné‖ vers le point lumineux,Le cœur toujours rempli‖ de ces chants savoureuxQui surnagent encor‖ sur la vague aplanie,Vous demandez quelle est‖ cette lente harmonie,Et vers quels bords lointains‖ fuit ce concert charmantAlors, quelque passant‖ vous répond tristement :« Ce sont des habitants‖ des lieux froids de l’Europe,« De pâles étrangers‖ que la brume enveloppe,« Qui, sans amour chez eux,‖ à grands frais viennent voir« Si Venise en répand‖ sur ses ondes, le soir.« Or, ces hommes sans cœur,‖ comme gens sans famille,« Ont acheté le corps‖ d’une humble et belle fille,« Et pour combler l’orgie,‖ avec quelques deniers,« Ils font chanter le Tasse‖ aux pauvres gondoliers. »

Oh ! Profanation‖ des choses les plus saintesÉternel aliment‖ de soupirs et de plaintes,Insulte aux plus beaux dons‖ que la divinitéAit, dans un jour heureux,‖ faits à l’humanité !Ô limpides fragments‖ du divin diadème !Vous, que le grand poëte‖ a détachés lui-mêmePour consoler la terre,‖ et dans vos saints reflets,Lui montrer la splendeur‖ des célestes palais !Ô poésie, amour,‖ perles de la nature !Des beautés de ce monde‖ essence la plus pure,Sublimes diamants‖ et joyaux radieux,Semés à tous les plis‖ de la robe des cieux,Qu’a-t-on fait du trésor‖ de vos pures lumières ?Pourquoi, divins objets,‖ rouler dans les poussières ?Avez-vous tant perdu‖ de valeur et de prix,Que les hommes pour vous‖ n’aient plus que du mépris ?Ah ! Malheur aux mortels‖ qui traînent par les fangesL’éclat pur et serein‖ de l’image des anges !Malheur ! Cent fois malheur‖ à tous les cœurs méchantsQui poussent la beauté‖ sur leurs tristes penchants !Malheur aux esprits froids,‖ aux hommes de la prose,Éternels envieux‖ de toute grande chose,Qui n’éveillant sur terre‖ aucun écho du ciel,Et toujours enfouis‖ dans le matériel,Chassent d’un rire amer‖ les divines pensées,Comme au fond des grands bois‖ les nymphes dispersées !Si du malheur des temps‖ l’épouvantable loiVeut, hélas ! Aujourd’hui,‖ que les hommes sans foiEt tous les corrompus‖ prévalent dans le monde ;Si tout doit s’incliner‖ devant leur souffle immonde,Et, sous un faux semblant‖ de civilisation,Si l’univers entier‖ subit leur action ;Si le rire partout‖ tranche l’aile de l’âme,Si le boisseau fatal‖ engloutit toute flamme ;Amour et poésie,‖ anges purs de beautéReprenez votre essor‖ vers la divinité,Regagnez noblement‖ votre ciel solitaire,Et sans regret aucun‖ de cette vile terrePartez ; car ici-bas,‖ vous laissez après vousUn terrible fléau‖ qui vous vengera tous.Oui, vous laissez un mal‖ dont les rudes épinesFeront jaillir du sang‖ des plus fortes poitrines ;Un mal sans nul remède,‖ une langueur de plombQui courbera partout‖ les têtes comme un jonc ;Qui creusera bien plus‖ que ne fait la famine,Tous les corps chancelants‖ que sa dent ronge et mine ;Un vent qui séchera‖ la vie en un instantComme au coin des palais‖ la main du mendiant ;Qui la fera déserte,‖ et qui poussera l’hommeÀ toutes les fureurs‖ des débauches de Rome :L’ennui ! L’ennui prendra‖ les races au berceau,Et d’un vertige affreux‖ frappant chaque cerveau,Sous le chaume ou l’airain,‖ sous la pourpre ou la laine,Il pourrira les cœurs‖ de sa mordante haleine.Maintenant, ouvrez l’aile,‖ ô poésie, amour,Et montez sans regret‖ vers le divin séjour !

Versification

Forme
Distiques
Rimes
130((aa))
Mètre
Alexandrins· profil 6+6
Strophes
7 distiques
Mots à la rime
a raconte / comte féminine, classiqueb Bianca / arriva masculine, classiquea italienne / vénitienne féminine, classiqueb tour / jour masculine, classiquea blondes / ondes féminine, classiqueb jeux / cieux masculine, classiquea Florence / occurrence féminine, classiqueb soirs / noirs masculine, classiquea mélancolique / angélique féminine, classiqueb devoir / voir masculine, classiquea d’apôtre / l’autre féminine, classiqueb d’amour / jour masculine, classiquea brune / lune féminine, classiqueb maison / raison masculine, classiquea entr’ouverte / alerte féminine, classiqueb taudis / paradis masculine, classiquea créatures / natures féminine, classiqueb pleurs / douleurs masculine, classiquea sombre / l’ombre féminine, classiqueb plié / pié masculine, classiquea brise / Venise féminine, classiqueb mers / verts masculine, classiquea coupoles / gondoles féminine, classiqueb Bianca / toucha masculine, classiquea morte / porte féminine, classiqueb souvenir / revenir masculine, classiquea entendre / tendre féminine, classiqueb naïveté / antiquité masculine, classiquea nature / d’imposture féminine, classiqueb pas / climats masculine, classiquea bouche / touche féminine, classiqueb fleur / odeur masculine, classiquea chasse / repasse féminine, classiqueb voir / soir masculine, classiquea reposée / croisée féminine, classiqueb lointain / florentin masculine, classiquea folie / Italie féminine, classiqueb diva / Cynthia masculine, classiquea lumière / pierre féminine, classiqueb perdus / nus masculine, classiquea âmes / femmes féminine, classiqueb ciel / miel masculine, classiquea créature / nature féminine, classiqueb étouffants / enfants masculine, classiquea guitares / rares féminine, classiqueb eaux / canaux masculine, classiquea demoiselles / frêles féminine, classiqueb main / lendemain masculine, classiquea prairies / rêveries féminine, classiqueb vers / hivers masculine, classiquea tête / parfaite féminine, classiquea heures / demeures féminine, classiqueb alors / trésors masculine, classiquea orientale / natale féminine, classiqueb beauté / volupté masculine, classiquea dure / endure féminine, classiqueb cités / caducités masculine, classiquea morte / forte féminine, classiqueb dénaturé / délabré masculine, classiquea misère / terre féminine, classiqueb appauvris / flétris masculine, classiquea l’aumône / jaune féminine, classiqueb vainement / bâtiment masculine, classiquea antennes / lointaines féminine, classiqueb d’échos / cachots masculine, classiquea tristesse / hôtesse féminine, classiqueb habitants / temps masculine, classiquea nourriture / pâture féminine, classiqueb piés / oubliés masculine, classiquea décrépitude / solitude féminine, classiqueb partout / dégoût masculine, classiquea Adriatique / pulmonique féminine, classiqueb revenir / avenir masculine, classiquea enchanteresse / Grèce féminine, classiqueb front / répond masculine, classiquea monde / profonde féminine, classiqueb voix / fois masculine, classiquea campagnes / montagnes féminine, classiqueb piés / humiliés masculine, classiquea dérobe / robe féminine, classiqueb cité / pauvreté masculine, classiquea chevelure / dure féminine, classiqueb flanc / sang masculine, classiquea être / connaître féminine, classiqueb lieux / yeux masculine, classiquea rames / infâmes féminine, classiqueb passion / corruption masculine, classiquea mélancolique / antique féminine, classiqueb cieux / mélodieux masculine, classiquea plaintive / craintive féminine, classiqueb ennuis / nuits masculine, classiquea folle / console féminine, classiqueb écouter / chanter masculine, classiquea brunes / lagunes féminine, classiqueb lumineux / savoureux masculine, classiquea aplanie / harmonie féminine, classiqueb charmant / tristement masculine, classiquea l’Europe / enveloppe féminine, classiquea famille / fille féminine, classiqueb deniers / gondoliers masculine, classiquea saintes / plaintes féminine, classiqueb divinité / l’humanité masculine, classiquea diadème / lui-même féminine, classiqueb reflets / palais masculine, classiquea nature / pure féminine, classiqueb radieux / cieux masculine, classiquea lumières / poussières féminine, classiqueb prix / mépris masculine, classiquea fanges / anges féminine, classiqueb méchants / penchants masculine, classiquea prose / chose féminine, classiqueb ciel / matériel masculine, classiquea pensées / dispersées féminine, classiqueb loi / foi masculine, classiquea monde / immonde féminine, classiqueb civilisation / action masculine, classiquea l’âme / flamme féminine, classiqueb beauté / divinité masculine, classiquea solitaire / terre féminine, classiqueb vous / tous masculine, classiquea épines / poitrines féminine, classiqueb plomb / jonc masculine, non classiquea famine / mine féminine, classiqueb instant / mendiant masculine, classiquea l’homme / Rome féminine, classiqueb berceau / cerveau masculine, classiquea laine / haleine féminine, classiqueb amour / séjour masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

260 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Iambes et poèmes, Paris, Paul Masgana, 1840· numérisation CNRTL (Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales) http://www.cnrtl.fr/corpus/frantext/frantext.php· Sources