Ïambes et poèmes, 1831· Il Pianto
Le campo Santo
À M A Brizeux :
Ô désolation,‖ ô misère profonde !Désespoir éternel‖ pour les âmes du monde !Sol de Jérusalem,‖ que tant d’hommes pieuxOnt baigné de sueur‖ et des pleurs de leurs yeux ;Sainte terre enlevée‖ aux monts de la Judée,Et du sang des martyrs‖ encor tout inondée ;Sainte terre des morts‖ qui portas le sauveur,Toi, que tout front chrétien‖ baisait avec ferveur,Tu n’es plus maintenant‖ qu’une terre profane,Un sol où toute fleur‖ dépérit et se fane,Un terrain sans verdure‖ et délaissé des cieux,Un cimetière aride,‖ un cloître curieux,Qu’un voyageur parfois‖ dans sa course rapideHeurte d’un pied léger‖ et d’un regard stupide.— mais n’importe ! Je t’aime,‖ ô vieux Campo Santo,Je t’aime de l’amour‖ qu’avait pour toi Giotto.Tout désolé qu’il est,‖ ton cloître solitaireEst encore à mes yeux‖ le plus saint de la terre :Aussi quand l’œil du jour,‖ de ses regards cuisants,Brûle le front doré‖ des superbes pisans,J’aime à sentir le froid‖ de tes voûtes flétries,J’aime à voir s’allonger‖ tes longues galeries,Et là, silencieux,‖ le front bas, le pied lent,Comme un moine qui passe‖ et qui prie en allant,J’aime à faire sonner‖ le cuir de mes sandalesSur la tête des morts‖ qui dorment sous tes dalles ;J’aime à lire les mots‖ de leurs grands écussons,À réveiller des bruits‖ et de lugubres sons,Et les yeux enivrés‖ de tes peintures sombres,À voir autour de moi‖ mouvoir toutes tes ombres.Salut ! Noble Orcagna !‖ Que viens-tu m’étaler ?— « artiste, une peinture‖ à faire reculer ;Regarde, enfant, regarde !‖ … il est de par le mondeDes êtres inondés‖ de volupté profonde ;Il est de beaux jardins‖ plantés de lauriers verts,Des grands murs d’orangers‖ où mille oiseaux divers,Des rossignols bruyants,‖ des geais aux ailes bleues,Des paons sur le gazon‖ traînant leurs belles queues,Des merles, des serins‖ jaunes comme de l’or,Chantent l’amour, et l’air‖ plus enivrant encor.Il est, sous les bosquets‖ et les treilles poudreuses,Des splendides festins‖ et des noces heureuses ;Il est des instruments‖ aux concerts sans pareils,Et bien des cœurs contents‖ et bien des yeux vermeils.À l’ave Maria,‖ sous les portes latines,On entend bien des luths‖ et des voix argentines ;On voit sur les balcons,‖ derrière les cyprès,Bien de beaux jeunes gens‖ qui se parlent de prèsBien des couples rêveurs,‖ qui, le soir à la brune,Se baisent sur la bouche‖ en regardant la lune.Hélas ! Un monstre ailé‖ qui plane dans les airs,Et dont la lourde faux‖ va sarclant l’univers,La mort, incessamment‖ coupe toutes ces choses ;Et femmes et bosquets,‖ oiseaux, touffes de roses,Belles dames, seigneurs,‖ princes, ducs et marquis,Elle met tout à bas,‖ même des Médicis,Elle met tout à bas‖ avant le jour et l’heure ;Et la stupide oublie,‖ au fond de leur demeure,Tous les gens de béquille‖ et qui n’en peuvent plus,Les porteurs de besace‖ et les tristes perclus,Les catarrheux branlant‖ comme vieille muraille,Les fiévreux au teint mat‖ qui tremblent sur la paille,Et les frêles vieillards‖ qui n’ont plus qu’un seul pasPour atteindre la tombe‖ et reposer leurs bras.Tous ont beau l’implorer,‖ elle n’en a point cure,La mort vole aux palais‖ sans toucher la masure ;Elle jette à tous vents‖ les plaintes et les voixDe ces corps vermoulus‖ comme d’antiques bois :La vieille aime à lutter ;‖ c’est un joueur en veineQui néglige les coups‖ dont la chance est certaine.
« Enfant, ce n’est point tout ;‖ enfant, regarde encor !La montagne s’ébranle‖ aux fanfares du cor,Sous le galop des chiens‖ entends sonner la pierre,En épais tourbillons‖ vois rouler la poussière,Et du fond sinueux‖ de ces sombres halliersBondir à flots pressés‖ de nombreux cavaliers.Ce sont de francs chasseurs‖ qui courent la campagne,De grands seigneurs toscans,‖ des princes d’Allemagne,Avec de beaux habits‖ chamarrés d’écussons,Des housses de velours,‖ de lourds caparaçons,Des couronnes de ducs‖ à l’entour des casquettes,Des faucons sur les poings,‖ des plumes sur les têtes,Et des hommes nerveux,‖ retenant à pas lents,Des lévriers lancés‖ sur leurs quatre pieds blancs.Holà ! Puissants du jour,‖ chasseurs vêtus de soie,Qui forcez par les monts‖ une timide proie ;Vous, femmes, que l’ennui‖ mène à la cruauté ;Hommes, dont le palais‖ plein de stupiditéA soif, après le vin,‖ du sang de quelque bête,Vous qui cherchez la mort‖ comme on cherche une fête,Oh ! N’allez pas si loin,‖ arrêtez vos coursiers,La mort est près de vous,‖ la mort est sous vos pieds,La mort vous garde ici‖ les plus rares merveilles ;Croyez-en vos chevaux‖ qui dressent leurs oreilles,Voyez leur cou fumant‖ dont la veine se tord,Leur frayeur vous dira‖ qu’ils ont senti la mort,Et que ce noir terrain‖ a reçu de natureLe don de convertir‖ les corps en pourriture.Or, en ces trois tombeaux‖ ouverts sur le chemin,Voyez ce qu’en un jour‖ elle fait d’un humain :Le premier, que son dard‖ tout nouvellement pique,A le ventre gonflé‖ comme un homme hydropique ;Le second est déjà‖ dévoré par les vers,Et le dernier n’est plus‖ qu’un squelette aux os verts,Où le vent empesté,‖ le vent passe et soupire,Comme à travers les flancs‖ décharnés d’un navire.Certes c’est chose horrible,‖ et ces morts engourdisFigeraient la sueur‖ au front des plus hardis ;Mais, chasseurs, regardez‖ ces trous pleins de vermineSans boucher votre nez‖ et sans changer de mine,Regardez bien à fond‖ ces trois larges tombeaux ;Puis, quand vous aurez vu,‖ retournez vos chevaux ;Aux fanfares du cor‖ regagnez la montagne,Et puis comme devant,‖ à travers la campagne,Courez et galopez,‖ car de jour et de nuitVous savez maintenant‖ où le temps vous conduit.
« Mais tandis que la fièvre‖ et la crainte fécondeAssiégent les côtés‖ des puissants de ce monde,Que l’éternel regret‖ des douceurs d’ici-basLeur tire des soupirs‖ à chacun de leurs pas,Que l’horreur de vieillir‖ et de voir les annéesPendre comme une barbe‖ à leurs têtes veinées,Arrose incessamment‖ d’amertume et de fielLe peu de jours encor‖ que leur garde le ciel ;Tandis que sur leurs fronts‖ comme sur leurs rivages,Habitent les brouillards‖ et de sombres nuages,Le ciel, au-dessus d’eux‖ éblouissant d’azur,Épand sur la montagne‖ un rayon toujours pur.Là, dans les genêts verts‖ et sur l’aride pierre,Les hommes du seigneur‖ vivent de la prière ;Là, toujours prosternés,‖ dans leurs élans pieux,Ils ne voient point blanchir‖ le poil de leurs cheveux.Leur vie est innocente‖ et sans inquiétude,L’inaltérable paix‖ dort en leur solitude,Et sans peur pour leurs jours,‖ en tout lieu menacés,Les pauvres animaux‖ par les hommes chassés,Mettant le nez dehors‖ et quittant leurs retraites,Viennent manger aux mains‖ des blancs anachorètes :La biche à leur côté‖ saute et se fait du lait,Et le lapin joyeux‖ broute son serpolet.
« Heureux, oh ! Bienheureux‖ qui, dans un jour d’ivresse,A pu faire au seigneur‖ le don de sa jeunesse ;Et qui, prenant la foi‖ comme un bâton noueux,A gravi loin du monde‖ un sentier montueux !Heureux l’homme isolé‖ qui met toute sa gloireAu bonheur ineffable,‖ au seul bonheur de croire,Et qui, tout jeune encor,‖ s’est crevé les deux yeux,Afin d’avoir toujours‖ à désirer les cieux !Heureux seul le croyant,‖ car il a l’âme pure ;Il comprend sans effort‖ la mystique nature,Il a, sans la chercher,‖ la parfaite beauté,Et les trésors divins‖ de la sérénité.Puis il voit devant lui‖ sa vie immense et pleine,Comme un pieux soupir,‖ s’écouler d’une haleine ;Et, lorsque sur son front‖ la mort pose ses doigts,Les anges près de lui‖ descendent à la fois,Au sortir de sa bouche‖ ils recueillent son âme ;Et, croisant par-dessus‖ leurs deux ailes de flamme,L’emportent toute blanche‖ au céleste séjour,Comme un petit enfant‖ qui meurt sitôt le jour.
« Heureux l’homme qui vit‖ et qui meurt solitaire !Enfant, tel est mon œuvre,‖ et l’immense mystèreQue mon doigt monacal‖ a tracé sur ce mur.La forme en est sévère‖ et le contour est dur ;Mais j’ai fait de mon mieux,‖ j’ai peint de cœur et d’âmeLa grande vérité‖ dont je sentais la flamme ;Et comme un jardinier‖ qui bêche avec amour,Sur mon pinceau courbé,‖ j’ai sué plus d’un jour :Puis, quand j’ai vu tomber‖ la nuit sur ma palette,J’ai croisé les deux bras,‖ et reposant la têteSur le coussin sculpté‖ de mon sacré tombeau,Comme mes devanciers,‖ le Dante et le Giotto,J’ai fermé gravement‖ mon œil mélancoliqueEt me suis endormi,‖ vieux peintre catholique,En pensant à ma ville,‖ et croyant fermementVoir mon œuvre et ma foi‖ vivre éternellement. »
Dors, oh ! Dors, Orcagna,‖ dans ta couche de pierre,Et ne rouvre jamais‖ ta pesante paupière,Reste les bras croisés‖ dans ton linceul étroit ;Car si des flancs obscurs‖ de ton sépulcre froid,Comme un vieux prisonnier,‖ il te prenait envieDe contempler encor‖ ce qu’on fait dans la vie,Si tu levais ton marbre‖ et regardais de près,Ta douleur serait grande,‖ et les sombres regretsReviendraient habiter‖ sur ta face amaigrie :Tu verrais, Orcagna,‖ ta Pise tant chérie,Comme une veuve, assise‖ aux rives de l’Arno,Écouter solitaire‖ à ses pieds couler l’eau ;Tu verrais le saint dôme‖ avec de grandes herbes,Et le long de ses murs‖ les cavales superbesMonter, et se jouant,‖ à chaque mouvementEmplir le lieu sacré‖ de leur hennissement ;Tu verrais que la mort‖ dans les lieux où nous sommes,N’a pas plus respecté‖ les choses que les hommes ;Et reposant tes bras‖ sous ton cintre étouffé,Tu dirais, plein d’horreur :‖ la mort a triomphé !
La mort ! La mort ! Elle est‖ sur l’Italie entière,L’Italie est toujours‖ à son heure dernière ;Déjà sa tête antique‖ a perdu la beauté,Et son cœur de chrétienne‖ est froid à son côté.Rien de saint ne vit plus‖ sous sa forte nature,Et, comme un corps usé‖ faute de nourriture,Ses larges flancs lavés‖ par la vague des mersNe se raniment plus‖ aux célestes concerts.Oh ! C’est en vain qu’aux pieds‖ de l’immobile archangeLe canon tonne encor‖ des créneaux de saint-ange,Que saint-Pierre au soleil,‖ sur ses degrés luisants,Voit remonter encor‖ la pompe des vieux ans.À quoi bon tant de voix,‖ de cris et de cantiques,Les milliers d’encensoirs‖ fumant sous les portiques,Le chœur des prêtres saints‖ déroulant ses anneaux,Et la pourpre brûlante‖ aux flancs des cardinaux ?Pourquoi le dais splendide‖ avec son front qui penche,Et le grand roi vieillard,‖ dans sa tunique blanche,Superbe et les deux pieds‖ sur le dos des romains,De son trône flottant‖ bénissant les humains ?Morts, morts, sont tous ces bruits‖ et cette pompe sainte,Car ils ne passent plus‖ le Tibre et son enceinte ;Mort est ce vain éclat,‖ car il ne frappe plusQue des fronts de vieillards‖ ou de pâtres velus.Tous ces chants n’ont plus rien‖ de la force divine,C’est le son mat et creux‖ d’une vieille ruine,C’est le cri d’un cadavre‖ encor droit et deboutAu milieu des corps morts‖ qui l’entourent partout.
Hélas ! Hélas ! La foi‖ de ce sol est bannie,La foi n’a plus d’accent‖ pour parler au génie,Plus de voix pour lui dire,‖ en lui prenant la main :Bâtis-nous vers le ciel‖ un immortel chemin.La foi, source féconde,‖ en sublime roséeNe peut plus retomber‖ sur cette terre usée,Et remuant la pierre‖ au fond de ses caveaux,Faire jaillir le marbre‖ en milliers de faisceaux :La foi ne pousse plus‖ de sublimes colonnes,Plus de dômes d’airain,‖ plus de triples couronnes,Plus de parvis immense,‖ à faire mille pas,Plus de large croix grecque‖ étalant ses longs bras,Plus de ces grands christs d’or‖ au fond des basiliquesPenchant sur les mortels‖ leurs regards angéliques,Plus d’artistes brûlants,‖ plus d’hommes primitifsÉbauchant leur croyance‖ en traits secs et naïfs,De pieux ouvriers‖ s’en allant par les villesTravailler sur les murs‖ comme des mains serviles,Plus de parfums dans l’air,‖ de nuages d’encens,De chants simples et forts,‖ et de maîtres puissantsVersant, dans les grands jours,‖ de leur harpe bénieSur les fronts inclinés‖ des torrents d’harmonie.Rien, absolument rien,‖ et cependant la mortÉbranle sous ses pas‖ ce qui semblait si fort ;Elle est toujours robuste,‖ et toujours, chose affreuse !Elle poursuit partout‖ sa marche désastreuse ;Chaque jour elle voit‖ sur quelque mont lointain,Comme un feu de berger,‖ le culte qui s’éteint ;Chaque jour elle entend‖ un autel qui s’écroule,Et sans le relever‖ passer auprès la foule ;Et l’image de Dieu‖ dans ces débris impursSemble tomber des cœurs‖ avec les pans des murs.Le vieux catholicisme‖ est morne et solitaire,Sa splendeur à présent‖ n’est qu’une ombre sur terre,La mort l’a déchiré‖ comme un vêtement vieux ;Pour longtemps, bien longtemps,‖ la mort est dans ces lieux.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 130((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 8 distiques
- Mots à la rime
- a profonde / monde féminine, classiqueb pieux / yeux masculine, classiquea Judée / inondée féminine, classiqueb sauveur / ferveur masculine, classiquea profane / fane féminine, classiqueb cieux / curieux masculine, classiquea rapide / stupide féminine, classiqueb Santo / Giotto masculine, classiquea solitaire / terre féminine, classiqueb cuisants / pisans masculine, classiquea flétries / galeries féminine, classiqueb lent / allant masculine, classiquea sandales / dalles féminine, classiqueb écussons / sons masculine, classiquea sombres / ombres féminine, classiqueb m’étaler / reculer masculine, classiquea monde / profonde féminine, classiqueb verts / divers masculine, classiquea bleues / queues féminine, classiqueb l’or / encor masculine, classiquea poudreuses / heureuses féminine, classiqueb pareils / vermeils masculine, classiquea latines / argentines féminine, classiqueb cyprès / près masculine, classiquea brune / lune féminine, classiqueb airs / l’univers masculine, classiquea choses / roses féminine, classiqueb marquis / Médicis masculine, classiquea l’heure / demeure féminine, classiqueb plus / perclus masculine, classiquea muraille / paille féminine, classiqueb pas / bras masculine, classiquea cure / masure féminine, classiqueb voix / bois masculine, classiquea veine / certaine féminine, classiqueb encor / cor masculine, classiquea pierre / poussière féminine, classiqueb halliers / cavaliers masculine, classiquea campagne / d’Allemagne féminine, classiqueb d’écussons / caparaçons masculine, classiquea casquettes / têtes féminine, classiqueb lents / blancs masculine, classiquea soie / proie féminine, classiqueb cruauté / stupidité masculine, classiquea bête / fête féminine, classiqueb coursiers / pieds masculine, classiquea merveilles / oreilles féminine, classiqueb tord / mort masculine, classiquea nature / pourriture féminine, classiqueb chemin / humain masculine, classiquea pique / hydropique féminine, classiqueb vers / verts masculine, classiquea soupire / navire féminine, classiqueb engourdis / hardis masculine, classiquea vermine / mine féminine, classiqueb tombeaux / chevaux masculine, classiquea montagne / campagne féminine, classiqueb nuit / conduit masculine, classiquea féconde / monde féminine, classiqueb d’ici-bas / pas masculine, classiquea années / veinées féminine, classiqueb fiel / ciel masculine, classiquea rivages / nuages féminine, classiqueb d’azur / pur masculine, classiquea pierre / prière féminine, classiqueb pieux / cheveux masculine, classiquea inquiétude / solitude féminine, classiqueb menacés / chassés masculine, classiquea retraites / anachorètes féminine, classiqueb lait / serpolet masculine, classiquea d’ivresse / jeunesse féminine, classiqueb noueux / montueux masculine, classiquea gloire / croire féminine, classiqueb yeux / cieux masculine, classiquea pure / nature féminine, classiqueb beauté / sérénité masculine, classiquea pleine / haleine féminine, classiqueb doigts / fois masculine, classiquea âme / flamme féminine, classiqueb séjour / jour masculine, classiquea solitaire / mystère féminine, classiqueb mur / dur masculine, classiquea d’âme / flamme féminine, classiqueb amour / jour masculine, classiquea palette / tête féminine, classiqueb tombeau / Giotto masculine, classiquea mélancolique / catholique féminine, classiqueb fermement / éternellement masculine, classiquea pierre / paupière féminine, classiqueb étroit / froid masculine, classiquea envie / vie féminine, classiqueb près / regrets masculine, classiquea amaigrie / chérie féminine, classiqueb l’Arno / l’eau masculine, classiquea herbes / superbes féminine, classiqueb mouvement / hennissement masculine, classiquea sommes / hommes féminine, classiqueb étouffé / triomphé masculine, classiquea entière / dernière féminine, classiqueb beauté / côté masculine, classiquea nature / nourriture féminine, classiqueb mers / concerts masculine, classiquea archange / saint-ange féminine, classiqueb luisants / ans masculine, classiquea cantiques / portiques féminine, classiqueb anneaux / cardinaux masculine, classiquea penche / blanche féminine, classiqueb romains / humains masculine, classiquea sainte / enceinte féminine, classiqueb plus / velus masculine, classiquea divine / ruine féminine, classiqueb debout / partout masculine, classiquea bannie / génie féminine, classiqueb main / chemin masculine, classiquea rosée / usée féminine, classiqueb caveaux / faisceaux masculine, classiquea colonnes / couronnes féminine, classiquea basiliques / angéliques féminine, classiqueb primitifs / naïfs masculine, classiquea villes / serviles féminine, classiqueb d’encens / puissants masculine, classiquea bénie / d’harmonie féminine, classiqueb mort / fort masculine, classiquea affreuse / désastreuse féminine, classiqueb lointain / s’éteint masculine, non classiquea s’écroule / foule féminine, classiqueb impurs / murs masculine, classiqueb vieux / lieux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
260 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Iambes et poèmes, Paris, Paul Masgana, 1840· numérisation CNRTL (Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales) http://www.cnrtl.fr/corpus/frantext/frantext.php· Sources