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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Ïambes et poèmes, 1831· Il Pianto

Le campo Vaccino

Auguste Barbier· distiques, alexandrins, 298 vers

À M Antoni Deschamps :

C’était l’heure où la terre‖ appartient au soleil,Où les chemins poudreux‖ luisent d’un ton vermeil,Où rien n’est confondu‖ dans l’aride campagne,Où l’on voit les troupeaux‖ dormir sur la montagne,Et le pâtre robuste‖ avec ses beaux chiens blancsÉtaler auprès d’eux‖ ses membres nonchalants,L’heure aux grands horizons,‖ l’heure où l’ombre est mortelleAu voyageur suant‖ qui s’arrête sous elle,Où le pélerin las,‖ son bâton à la main,Laisse tomber la tête‖ en suivant son chemin,Où l’on n’entend au loin‖ sous les herbes brûlantesQue les cris répétés‖ des cigales bruyantes,L’heure où le ciel est rouge,‖ où le cyprès est noir,Et Rome en son désert‖ encor superbe à voir…À cette heure, j’étais‖ sur un monceau de briques,Et, le dos appuyé‖ contre des murs antiques,Je regardais, de là,‖ s’étendre devant moiLa vieille majesté‖ des champs du peuple roi ;Et rien ne parlait haut‖ comme le grand silenceQui dominait alors‖ cette ruine immense,Rien ne m’allait au cœur‖ comme ces murs pendants,Ces terrains sillonnés‖ de mâles accidents,Et la mélancolie‖ empreinte en cette terreQui ne saurait trouver‖ son égale en misère.

Sublime paysage‖ à ravir le pinceau !Le colysée avait‖ tout le fond du tableau !Le monstre, de son orbe‖ envahissant l’espace,Foulait de tout son poids‖ la terre jaune et grasse ;Là, ce grand corps sevré‖ de sang pur et de chair,Étalait tristement‖ ses vieux membres à l’air,Et le ciel bleu luisant‖ à travers ses arcades,Ses pans de murs croulés,‖ ses vastes colonnades,Semait ses larges reins‖ de feux d’azur et d’or,Comme au soleil d’Afrique‖ un reptile qui dort.À droite, en long cordon,‖ au-dessous de sa tête,Du haut d’une terrasse‖ à crouler toute prête,Tombaient de larges flots‖ de feuillages confus,Des pins au vert chapeau,‖ des platanes touffus,Et des chênes voûtés,‖ dont la racine entièreJaillissait comme l’onde‖ à travers chaque pierre,L’ombre épaisse, je crois,‖ des jardins de Néron,Le seul dont le bas peuple‖ ait conservé le nom…À gauche, près d’un mur‖ chargé d’herbes nouvelles,Le temple de la paix‖ aux trois voûtes jumelles,Immense, laissait voir‖ par un trou dans le fondLes hauts remparts de Rome‖ et son désert profond ;Puis Castor et Pollux,‖ dépouillés de leurs marbres,Avec d’humbles maisons‖ se perdaient sous les arbres,Et les arbres voilaient‖ de leurs feuillages rouxLe grand arc de sévère‖ enfoui jusqu’aux genoux ;Enfin dans le milieu‖ de cette large enceinte,Auprès du capitole‖ et de sa base sainte,La terre de Remus,‖ le vieux pavé romain…Mais las ! Dans quel état !‖ Tout meurtri par la mainEt par le pied brutal‖ de cent hordes guerrières,Un terrain sillonné‖ de briques et de pierres,Et semé de trous noirs‖ et si larges, que l’eauFaisait plus d’une mare‖ en cherchant son niveau.Comme des souvenirs,‖ là, de frêles colonnesDressent de loin en loin‖ leurs jaunâtres couronnes,Et leurs feuilles d’acanthe‖ et leurs fûts cannelésRappellent la splendeur‖ des siècles écoulés.Mais en vain, bien en vain,‖ sur leurs bases rompues,Quelques-unes encor,‖ comme des vierges nuesSemblent mener un chœur,‖ et se donnant la main,Chanter d’un noble accord‖ un hymne pur et saintÀ la blanche concorde ;‖ en vain une lointaineÉlève dans les airs‖ sa taille souveraine,Et montre encor Phocas‖ luisant de pourpre et d’orDevant l’autel brisé‖ de Jupiter Stator :Oh ! Toutes, le front chauve‖ et le pied dans les terres,Pauvres enfants perdus,‖ romaines solitaires,Elles sont toutes là,‖ dans ces champs désolés,Comme après le carnage‖ et sur des murs croulésDes filles de vaincus‖ qui pleurent sur leurs pères.Toutes, dans le silence‖ et sans plaintes amères,Elles vont protestant‖ de leurs fragments pieuxContre la barbarie‖ et tous les nouveaux dieux.Pleure, pleure et gémis,‖ beau temple de Faustine ;Tes colonnes de marbre‖ et ta frise latine,Et ton fronton meurtri,‖ fléchissent sous le poidsDu plus lourd des enfants‖ qu’ait engendrés la croix :Pleure ! Pleure et gémis,‖ car l’indigne coupoleToujours blesse tes flancs‖ et ta divine épaule ;Sur toi pèse toujours‖ le dôme monacal,Comme un barbare assis‖ sur un noble cheval.Et toi, divin Titus,‖ roi des belles journées,Qu’est devenu ton arc‖ aux pierres inclinées ?Et cette large voûte,‖ où de nobles tableauxMontraient l’arche captive‖ avec les saints flambeaux,Et le peuple des juifs,‖ vaincu, les deux mains jointes,Pleurant devant ton char‖ ses murailles éteintes ?Où sont tes écussons‖ par la foudre sculptés ?Tes cavaliers romains‖ par le temps démontés ?Grand Titus, tu n’as plus‖ que la robe sublimeDont les siècles toujours‖ décorent leur victime,La rouille, et demi-nus,‖ penchés de toutes parts,Tes membres sont ridés‖ comme ceux des vieillards.

Ô superbes fiévreux,‖ gras habitants du Tibre,Enfants dégénérés‖ d’un peuple qui fut libre,Je ne viens pas chercher‖ à vos tristes foyersDe mâles sénateurs‖ et d’antiques guerriers,Le dévouement sans borne‖ à la mère chérieQue vous nommiez jadis‖ du beau nom de patrie,La croyance éternelle‖ aux murs de Romulus,L’auguste pauvreté,‖ les rustiques vertus,Et la robuste foi‖ qui, sur un crâne immonde,A bâti huit cents ans‖ la conquête du monde ;Ces rudes éléments‖ et du grand et du beauNe peuvent plus entrer‖ dans votre étroit cerveau.Ce que je veux de vous,‖ ce sont de saints exemples,C’est le respect aux morts,‖ c’est la paix aux vieux temples.Or donc, assez longtemps,‖ sur ce terrain hâlé,Vieille louve au flanc maigre,‖ avarice a hurlé ;Assez, assez longtemps,‖ sans pudeur et sans honte,Vos pères ont sucé‖ ses mamelles de fonte ;Dans Rome, assez longtemps,‖ prélats et citoyens,Se ruant par milliers‖ sur les temples païens,Ont violé le seuil‖ des royales enceintes,Volé les dieux d’airain,‖ fondu les portes saintes,Et comme des goujats‖ avides de trésors,Jusqu’au dernier lambeau‖ déshabillé les morts.Maintenant tout est fait :‖ ruines séculaires,Leurs murs ne peuvent plus‖ tenter les mains vulgaires :Pas une lame d’or‖ à leurs flancs vermoulus ;De l’antique splendeur‖ il ne leur reste plusQue la forme première,‖ et la belle harmonie,Dont les a, tout enfants,‖ revêtus le génie ;La forme et des contours,‖ voilà tous leurs appas.Ô romains d’aujourd’hui !‖ Si l’art ne vous prend pas,Du moins par piété‖ respectez des victimes,Souvenez-vous toujours‖ des paroles sublimesQue la lyre divine,‖ en des temps de malheurs,Envoyait courageuse‖ aux saints dévastateurs.Les temples, quels qu’ils soient,‖ sont les âmes des villes ;Sans eux, toute cité‖ n’a que des pierres viles ;Du foyer domestique‖ et du corps des vieillardsLes monuments sacrés‖ sont les derniers remparts ;Et, lorsque sur la terre‖ ils penchent en ruines,Leurs ruines encor‖ sont des choses divines,Ce sont des prêtres saints‖ que l’âge use toujours,Mais qu’il faut honorer‖ jusqu’à leurs derniers jours.

Hélas ! Tel est le train‖ de ce monde où nous sommes,Et l’art entre si peu‖ dans la tête des hommes,Que peut-être mes cris‖ vainement écoutésS’en iront sans échos‖ par les vents emportés.L’homme ici ne croit plus‖ qu’aux choses que l’on touche,Au pain qu’on mange, au vin‖ qui parfume la bouche,À la gorge en fureur‖ qui bondit sous la main,Et puis au coutelas‖ qui vous perce le sein.Pour le reste, néant ;‖ sous ses paupières brunesPeuvent s’amonceler‖ des torrents de fortunes,La terre peut trembler‖ sous les plus hauts destins,Des fronts peuvent jaillir‖ les chants les plus divins,Aux cieux peuvent briller‖ les plus illustres gloires :Tout ici, jusqu’au nom,‖ s’efface des mémoires,Et quand vous demandez :‖ qui jadis là vivait ?Le peuple indifférent‖ vous répond : qui le sait !Ah ! Sommes-nous donc tous‖ sous un souffle de glace,Sous un vent fade et mou‖ qui nous ride la face,Nous ôte la vigueur,‖ nous arrête le pouls,Et sous nos corps penchés‖ fait trembler nos genoux ?Avons-nous en dégoût‖ pris toute gloire humaine,Et vivant pour nous seuls,‖ sans amour et sans haine,N’aspirons-nous qu’au jour‖ où le froid du tombeauComme un vieux parchemin‖ nous jaunira la peau ?Faut-il se dire enfin‖ sous le mal qui nous ronge :L’art n’est plus qu’un vain mot,‖ un stérile mensonge ;Le temps a tout usé‖ ce tissu précieux,Ce riche vêtement,‖ cet habit gracieux,Que Dieu fila lui-même,‖ et que sa main fécondeDéploya pour couvrir‖ la nudité du monde,La forme ! — elle si grande‖ et belle au premier jour,Si belle que le maître,‖ avec un œil d’amourContemplant de son haut‖ l’univers plein de grâce,Et comme en un miroir‖ y reflétant sa face,Pensa quelques instants‖ que le monde était bien,Et qu’en ses éléments‖ le mal n’entrait pour rien :La forme ! Elle a perdu‖ sa pureté première.Partout l’homme aujourd’hui‖ maltraite la matière,Et son souffle ternit‖ la native fraîcheurQu’elle avait comme un fruit‖ que l’on cueille en sa fleur,Plus l’homme avide étend‖ son empire sur terre,Plus la forme pâlit‖ sous la main adultère,Plus cette belle trame‖ et ce réseau divinÉchangent leurs fils d’or‖ contre des fils d’airain,Plus cette eau sans limon‖ va roulant de la fange,Plus ce beau ciel limpide‖ et ce bleu sans mélangeVoient s’étendre sur eux‖ de nuages épais,Et la foudre en éclats‖ leur enlever la paix :Si bien qu’un jour, ridé‖ comme un homme en vieillesse,Le globe dépouillé‖ de grâce et de jeunesse,Faute de forme, irait,‖ sans secousse et sans maux,Replonger de lui-même‖ au ventre du chaos…

Oh ! Pardonne, mon dieu,‖ ces cris illégitimes !C’est que le désespoir‖ va bien aux cœurs sublimes,C’est que la forme morte‖ et sans recouvrementEst une chose amère‖ à qui sent fortement.Aussi, chœurs des souffrants,‖ ô troupes lamentables,Amants, tristes époux,‖ mères inconsolables,Vous qu’une forme absente‖ accable de douleurs,Et le jour et la nuit‖ fait sécher dans les pleurs,Vous, poëtes divins,‖ chanteurs au front austère.Et vous, prêtres de l’art,‖ ô peintres qui, sur terre,Pliant les deux genoux,‖ comme l’antiquité,Vous faites de la forme‖ une divinité ;Vous tous, êtres nerveux,‖ qui ne vivez au mondeQue par le sentiment‖ de sa beauté profonde,Oh ! Comme je vous plains,‖ oh ! Comme je conçoisVotre douleur sans borne‖ et vos lèvres sans voix,Lorsque de vos amours‖ les lignes périssablesS’effacent devant vous‖ comme un pied dans les sables ;Lorsqu’une voix éclate‖ en un dernier effort,Et qu’un beau front se fane‖ au souffle de la mort ;Ou bien lorsqu’à vos yeux‖ une blanche statue,Sous le marteau brutal‖ qui la frappe et la tue,Se brise, et que la forme‖ impossible à saisirComme une âme s’en va‖ pour ne plus revenir !

Et toi, divin amant‖ de cette chaste Hélène,Sculpteur au bras immense,‖ à la puissante haleine,Artiste au front paisible‖ avec les mains en feu,Rayon tombé du ciel‖ et remonté vers Dieu ;Ô Goethe, ô grand vieillard !‖ Prince de Germanie !Penché sur Rome antique‖ et son mâle génie,Je ne puis m’empêcher,‖ dans mon chant éploré,À ce grand nom croulé‖ d’unir ton nom sacré,Tant ils ont tous les deux‖ haut sonné dans l’espace,Tant ils ont au soleil‖ tous deux tenu de place,Et dans les cœurs amis‖ de la forme et des dieuxImprimé pour toujours‖ un sillon glorieux.Hélas ! Long-temps du fond‖ de ton sol froid et sombre,Sur l’univers entier‖ se pencha ta grande ombre.Longtemps, sublime temple‖ à tous les dieux ouvert,On entendit tes murs‖ chanter plus d’un concert,Et l’on vit promener‖ sur tes superbes dallesMille jeunes beautés‖ aux formes idéales.Longtemps tu fus le roi‖ d’une noble citéQue l’harmonie un jour‖ bâtit à ton côté,Et longtemps, quand le sort‖ eut brisé ces portiques,Qui rappelaient Athène‖ et les grâces antiques,Toi seul restant debout,‖ ô splendide vieillard !Comme atlas, tu portas‖ le vaste ciel de l’art.Enfin toujours brillant,‖ toujours jonché d’hommage,Il semblait ici-bas‖ que tu n’avais pas d’âge,Jusqu’au jour où la mort,‖ te frappant à son tour,Fit crouler ton grand front‖ comme une simple tour.Ô mère de douleur !‖ ô mort pleine d’audace !À maudire tes coups‖ toute langue se lasse,Mais la mienne jamais‖ ne se fatigueraÀ dire tout le mal‖ que ton bras a fait là.Depuis qu’elle est à bas,‖ cette haute colonne,Il me semble que l’art‖ a perdu sa couronne ;Le champ de poésie‖ est un morne désert,Où l’on voit à grand’peine‖ un noble oiseau passer.Les plus lourds animaux‖ y cherchent leur pâture,Les vils serpents y vont‖ traîner leur pourriture,Et leur gueule noircit‖ de poison et de fielLe pied des monuments‖ qui regardent le ciel ;C’est un champ plein de deuil,‖ où la froide débaucheVient parmi les roseaux‖ que jamais l’on ne faucheHurler des chants hideux‖ et cacher ses ébats ;C’est un sol sans chemin,‖ où l’on tombe à tout pas,Où, parmi les grands trous,‖ et sur les ronces vives,Autour des monuments‖ quelques âmes plaintivesDescendent par hasard ;‖ et là, dans les débris,Versent des pleurs amers‖ et poussent de longs cris.

Ô vieille Rome ! ô Goethe !‖ ô puissances du monde !Ainsi donc votre empire‖ a passé comme l’onde,Comme un sable léger‖ qui coule dans les doigts,Comme un souffle dans l’air,‖ comme un écho des bois.Adieu, vastes débris !‖ Dans votre belle tombeDormez, dormez en paix ;‖ voici le jour qui tombe.Au faîte des toits plats,‖ au front des chapiteaux,L’ombre pend à grands plis‖ comme de noirs manteaux ;Le sol devient plus rouge‖ et les arbres plus sombres ;Derrière les grands arcs,‖ à travers les décombres,Le long des chemins creux,‖ mes regards entraînésSuivent des buffles noirs‖ deux à deux enchaînés ;Les superbes troupeaux,‖ à la gorge pendante,Reviennent à pas lent‖ de la campagne ardente,Et les pâtres velus,‖ bruns, et la lance au poing,Ramènent à cheval‖ des chariots de foin ;Puis passe un vieux prélat,‖ ou quelque moine sale,Qui va battant le sol‖ de sa triste sandale ;Des frères en chantant‖ portent un blanc linceul,Un enfant demi-nu‖ les suit et marche seul ;Des femmes en drap rouge‖ et de brune figureDescendent en filant‖ les degrés de verdure ;Les gueux déguenillés‖ qui dormaient tous en tasSe lèvent lentement‖ pour prendre leur repas ;L’ouvrier qui bêchait‖ et roulait sa brouetteLa quitte : le travail,‖ les pelles, tout s’arrête ;On n’entend plus au loin‖ qu’un murmure léger,Que le cri d’un ânon,‖ le sifflet d’un berger,Ou, derrière un fronton‖ renversé sur la terre,Quatre forts mendiants‖ couchés avec mystère,Qui, les cinq doigts tendus‖ et le feu dans les yeux,Disputent sourdement‖ des baïoques entre eux.

Versification

Forme
Distiques
Rimes
149((aa))
Mètre
Alexandrins· profil 6+6
Strophes
7 distiques
Mots à la rime
a soleil / vermeil masculine, classiqueb campagne / montagne féminine, classiquea blancs / nonchalants masculine, classiqueb mortelle / elle féminine, classiquea main / chemin masculine, classiqueb brûlantes / bruyantes féminine, classiquea noir / voir masculine, classiqueb briques / antiques féminine, classiquea moi / roi masculine, classiqueb silence / immense féminine, classiquea pendants / accidents masculine, classiqueb terre / misère féminine, classiquea pinceau / tableau masculine, classiqueb l’espace / grasse féminine, classiquea chair / l’air masculine, classiqueb arcades / colonnades féminine, classiquea d’or / dort masculine, non classiqueb tête / prête féminine, classiquea confus / touffus masculine, classiqueb entière / pierre féminine, classiquea Néron / nom masculine, classiqueb nouvelles / jumelles féminine, classiquea fond / profond masculine, classiqueb marbres / arbres féminine, classiquea roux / genoux masculine, classiqueb enceinte / sainte féminine, classiquea romain / main masculine, classiqueb guerrières / pierres féminine, classiquea l’eau / niveau masculine, classiqueb colonnes / couronnes féminine, classiquea cannelés / écoulés masculine, classiqueb rompues / nues féminine, classiquea main / saint masculine, non classiqueb lointaine / souveraine féminine, classiquea d’or / Stator masculine, classiqueb terres / solitaires féminine, classiquea désolés / croulés masculine, classiqueb pères / amères féminine, classiquea pieux / dieux masculine, classiqueb Faustine / latine féminine, classiquea poids / croix masculine, classiqueb coupole / épaule féminine, classiquea monacal / cheval masculine, équivalenteb journées / inclinées féminine, classiquea tableaux / flambeaux masculine, classiqueb jointes / éteintes féminine, classiquea sculptés / démontés masculine, classiqueb sublime / victime féminine, classiquea parts / vieillards masculine, classiqueb Tibre / libre féminine, classiquea foyers / guerriers masculine, classiqueb chérie / patrie féminine, classiquea Romulus / vertus masculine, classiqueb immonde / monde féminine, classiquea beau / cerveau masculine, classiqueb exemples / temples féminine, classiquea hâlé / hurlé masculine, classiqueb honte / fonte féminine, classiquea citoyens / païens masculine, classiqueb enceintes / saintes féminine, classiquea trésors / morts masculine, classiqueb séculaires / vulgaires féminine, classiquea vermoulus / plus masculine, classiqueb harmonie / génie féminine, classiquea appas / pas masculine, classiqueb victimes / sublimes féminine, classiquea malheurs / dévastateurs masculine, classiqueb villes / viles féminine, classiquea vieillards / remparts masculine, classiqueb ruines / divines féminine, classiquea toujours / jours masculine, classiqueb sommes / hommes féminine, classiquea écoutés / emportés masculine, classiqueb touche / bouche féminine, classiquea main / sein masculine, classiqueb brunes / fortunes féminine, classiquea destins / divins masculine, classiqueb gloires / mémoires féminine, classiquea vivait / sait masculine, classiqueb glace / face féminine, classiquea pouls / genoux masculine, classiqueb humaine / haine féminine, classiquea tombeau / peau masculine, classiqueb ronge / mensonge féminine, classiquea précieux / gracieux masculine, classiqueb féconde / monde féminine, classiquea jour / d’amour masculine, classiqueb grâce / face féminine, classiquea bien / rien masculine, classiqueb première / matière féminine, classiquea fraîcheur / fleur masculine, classiqueb terre / adultère féminine, classiquea divin / d’airain masculine, classiqueb fange / mélange féminine, classiquea épais / paix masculine, classiqueb vieillesse / jeunesse féminine, classiquea maux / chaos masculine, classiqueb illégitimes / sublimes féminine, classiquea recouvrement / fortement masculine, classiqueb lamentables / inconsolables féminine, classiquea douleurs / pleurs masculine, classiqueb austère / terre féminine, classiquea l’antiquité / divinité masculine, classiqueb monde / profonde féminine, classiquea conçois / voix masculine, classiqueb périssables / sables féminine, classiquea effort / mort masculine, classiqueb statue / tue féminine, classiquea saisir / revenir masculine, classiqueb Hélène / haleine féminine, classiquea feu / Dieu masculine, classiqueb Germanie / génie féminine, classiquea éploré / sacré masculine, classiqueb l’espace / place féminine, classiquea dieux / glorieux masculine, classiqueb sombre / ombre féminine, classiquea ouvert / concert masculine, classiqueb dalles / idéales féminine, classiquea cité / côté masculine, classiqueb portiques / antiques féminine, classiquea vieillard / l’art masculine, classiqueb d’hommage / d’âge féminine, classiquea tour masculine, classiqueb d’audace / lasse féminine, classiquea fatiguera / là masculine, classiqueb colonne / couronne féminine, classiquea désert / passer masculine, classiqueb pâture / pourriture féminine, non classiquea fiel / ciel masculine, classiqueb débauche / fauche féminine, classiquea ébats / pas masculine, classiqueb vives / plaintives féminine, classiquea débris / cris masculine, classiqueb monde / l’onde féminine, classiquea doigts / bois masculine, classiqueb tombe féminine, classiquea chapiteaux / manteaux masculine, classiqueb sombres / décombres féminine, classiquea entraînés / enchaînés masculine, classiqueb pendante / ardente féminine, classiquea poing / foin masculine, classiqueb sale / sandale féminine, non classiquea linceul / seul masculine, classiqueb figure / verdure féminine, classiquea tas / repas masculine, classiqueb brouette / s’arrête féminine, classiquea léger / berger masculine, classiqueb terre / mystère féminine, classiquea yeux / eux masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.1

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

298 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Iambes et poèmes, Paris, Paul Masgana, 1840· numérisation CNRTL (Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales) http://www.cnrtl.fr/corpus/frantext/frantext.php· Sources