Les fleurs du mal, 1861· Spleen et idéal
XXV. « Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne »
Je t’adore à l’égal‖ de la voûte nocturne,Ô vase de tristesse,‖ ô grande taciturne,Et t’aime d’autant plus,‖ belle, que tu me fuis,Et que tu me parais,‖ ornement de mes nuits,Plus ironiquement‖ accumuler les lieuesQui séparent mes bras‖ des immensités bleues.
Je m’avance à l’attaque,‖ et je grimpe aux assauts,Comme après un cadavre‖ un chœur de vermisseaux,Et je chéris, ô bête‖ implacable et cruelle !Jusqu’à cette froideur‖ par où tu m’es plus belle !
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1(aabbcc) 1(aabb)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 sizain, 1 quatrain
- Mots à la rime
- a nocturne / taciturne féminine, classiqueb fuis / nuits masculine, classiquec lieues / bleues féminine, classiquea assauts / vermisseaux masculine, classiqueb cruelle / belle féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les fleurs du mal, Michel Lévy, 1868· numérisation wikisource.org· Sources