L’éternelle chanson, 1884
VI. Moralité
Lise, qui m’avait dit : Jamais,Ne sut point tenir sa promesse.Elle était faible et je l’aimais,Lise, qui m’avait dit : Jamais.Elle était bien farouche, maisJe l’obtins sans maire et sans messe.Lise, qui m’avait dit : Jamais,Ne sut point tenir sa promesse.
Lise, qui m’avait dit : Toujours,Ne sut point garder sa parole.Elle m’aima six mois, trois jours,Lise qui m’avait dit : Toujours.Elle a fui vers d’autres séjours.Cœur vole, vole, son cœur vole !Lise qui m’avait dit : Toujours,Ne sut point garder sa parole.
Il en sera toujours ainsi,Tant que le monde sera monde.De Tombouctou, jusqu’au Raincy,Il en sera toujours ainsi.Tant que Cupidon, beau prince, yPiquera la brune et la blonde !Il en sera toujours ainsi,Tant que le monde sera monde !
Noël ! Noël ! De Profundis !Voilà la Chanson Éternelle.Ses couplets, chacun les a ditsNoël ! Noël ! De Profundis !L’Enfer après le Paradis,C’est le fond de la ritournelle.Noël ! Noël ! De Profundis !Voilà la Chanson Éternelle.
Versification
- Rimes
- 4(ABaAabAB)
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- A Jamais / l’aimais masculine, classiqueB promesse / messe féminine, classiqueA Jamais / mais masculine, classiqueA Toujours / jours masculine, classiqueB parole / vole féminine, classiqueA Toujours / séjours masculine, classiqueA ainsi / Raincy masculine, classiqueB monde / blonde féminine, classiqueA ainsi / y masculine, classiqueA Profundis / dits masculine, classiqueB Éternelle / ritournelle féminine, classiqueA Profundis / Paradis masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
32 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après L’Éternelle chanson, Léon Vanier,Paris, 1884· numérisation poesies.net· Sources