Les Déliquescences, 1885
Avant d’entrer
Je sens un goût de siropAu Paradis de ta bouche,La tête branle et l’œil louche,Huit et cinq, total zéro.
Qu’elle est moite en son fourreauL’âme tendre qui se couche,Libellule qu’effaroucheLa grosseur du numéro !
Et nous allons sans rien faire,Après tout la grande affaire,Sirius te la dira,
Et ma chanson rose et grise,De ton petit OpéraFrise et défrise la frise.
Versification
- Forme
- Sonnet non classique (sonnet)
- Rimes
- abba cddc eef gfg
- Mètre
- Heptasyllabes
- Mots à la rime
- a sirop / zéro masculine, non classiqueb bouche / louche féminine, classiquec fourreau / numéro masculine, classiqued couche / qu’effarouche féminine, classiquee faire / affaire féminine, classiquef dira / Opéra masculine, classiqueg grise / frise féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Déliquescences, Les Editions Henri Jonquières et Cie, Paris, 1923· numérisation LA BIBLIOTHÈQUE ÉLECTRONIQUE DE LISIEUX· Sources