Poésies de Benserade, 1697· Stances, sonnets, épigrammes, etc.
Autre à Iris
JE garde auprès de vous‖ un silence ennuïeux ;Vous me voyez languir‖ sombre et mélancolique,Inhumaine, du moins‖ laissez parler mes yeux,Si vous ne voulez pas‖ que ma bouche s’explique.
Je vous trouvai trop-belle,‖ et je quittai ces lieuxAfin de me soustraire‖ au charme qui me pique ;Hélas ! pour mon repos‖ je vous trouve encor mieux ;Ma blessure se rouvre,‖ et ma flâme est publique.
En vain je dissimule,‖ et déjà de ce feu,Quelque couvert qu’il soit,‖ la clarté brille un peu ;Mais sur vôtre pitié‖ tout mon espoir se fonde.
Iris, je m’abandonne‖ entièrement à vous,Mon cœur est dans les mains‖ les plus belles du monde.Je voy dans vos regards‖ par delà leur courroux.
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abab abab ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a ennuïeux / yeux masculine, classiqueb mélancolique / s’explique féminine, classiquea lieux / mieux masculine, classiqueb pique / publique féminine, classiquec feu / peu masculine, classiqued fonde / monde féminine, classiquee vous / courroux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Benserade, Paris, Librairie des bibliophiles, 1875· numérisation wikisource.org· Sources