Poésies, 1845‑1858· Idéal
Servitude
Le matelot sait bien‖ que les mers sont perfides,Et pourtant il s’élance,‖ à travers les écueils,Sur ces flots orageux,‖ dont les lèvres lividesS’ouvrent comme autant de cercueils.
Le chien sait que le maître‖ implacable et colère,D’une rude lanière‖ a déchiré son flanc ;Cependant il revient‖ lécher la main sévèreQui tient encor le fouet sanglant.
O mon cœur ! sa tendresse‖ est pareille aux flots mêmesElle t’a flagellé‖ de son rire moqueur,Et pourtant tu reviens‖ baiser ses pieds… tu l’aimes,O mon cœur, ô mon lâche cœur !
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (9 de 12, 3 de 8)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a perfides / livides féminine, classiqueb écueils / cercueils masculine, classiquea colère / sévère féminine, classiqueb flanc / sanglant masculine, classiquea mêmes / l’aimes féminine, classiqueb moqueur / cœur masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Prosper Blanchemain, Paris, LIBRAIRIE ANCIENNE ET MODERNE - ÉDOUARD ROUVEYRE, 1880· numérisation archive.org· Sources