Appendice, 1654‑1705
II. Sonnet sur la mort d’une de mes parentes
(1663)
Parmi les doux transports‖ d’une amitié fidèle,Je voyais près d’Iris‖ couler mes heureux jours :Iris, que j’aime encore,‖ et que j’aimai toujours,Brûlait des mêmes feux‖ dont je brûlais pour elle ;
Quand, par l’ordre du ciel,‖ une fièvre cruelleM’enleva cet objet‖ de mes tendres amours ;Et, de tous mes plaisirs‖ interrompant le cours,Me laissa de regrets‖ une suite éternelle.
Ah ! qu’un si rude coup‖ étonna mes esprits !Que je versai de pleurs !‖ que je poussai de cris !De combien de douleurs‖ ma douleur fut suivie !
Iris, tu fus alors‖ moins à plaindre que moi ;Et, bien qu’un triste sort‖ t’ait fait perdre la vie,Hélas ! en te perdant‖ j’ai perdu plus que toi.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a fidèle / elle féminine, classiqueb jours / toujours masculine, classiquea cruelle / éternelle féminine, classiqueb amours / cours masculine, classiquec esprits / cris masculine, classiqued suivie / vie féminine, classiquee moi / toi masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques, Paris, Hachette, 1889· numérisation gallica.bnf.fr· Sources