Rapsodies, 1832· Rapsodies
À Jules Vabre
Architecte
De bonne foi, Jules Vabre,Compagnon miraculeux,Aux regards méticuleuxDes bourgeois à menton glabre,Devons-nous sembler folletDans ce monde où tout se range !Devons-nous sembler étrange,Nous, faisant ce qu’il nous plaît !
Dans Paris, ville accroupie,Passant comme un brin sur l’eau,Comme un vagabond ruisseauDans une mare croupie.Bohémiens, sans toits, sans bancs,Sans existence engaînée,Menant vie abandonnée,Ainsi que des moineaux francsAu chef d’une cheminée !
Chats de coulisse, endêvés !Devant la salle ébahieTraversant, rideaux levés,Le théâtre de la vie.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1(abbacddc) 1(abbacddcd) 1(abab)
- Mètre
- Heptasyllabes
- Strophes
- 1 huitain, 1 neuvain, 1 quatrain
- Mots à la rime
- a Vabre / glabre féminineb miraculeux / méticuleux masculinec follet / plaît masculined range / étrange fémininea accroupie / croupie féminineb l’eau / ruisseau masculinec bancs / francs masculined engaînée / abandonnée / cheminée fémininea endêvés / levés masculineb ébahie / vie féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
21 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Rapsodies, M. Levy,Paris, 1868· numérisation poesies.net· Sources