Les poëmes de l’amour et de la mer, 1876· II La mort de l’amour
V. « C’est novembre. C’est le mois »
C’est novembre. C’est le moisOù tombent les feuilles mortes,Où le vent qui bat les portesCause de soudains émois.
Il fait bien froid dans la chambreEt le soleil va pâlir.On est comme le roi Lear,Sans foyer, en plein décembre
Les soirs sont tristes et longs.Avant que le jour s’achève,Je veux voir au fond d’un rêveRayonner ses cheveux blonds.
Je veux, en ma fantaisieÉtrange, cueillir le versQui tremble au vent des hiversSous l’aile de Poésie.
La fleur des tristes amoursRefleurira. Mais qu’importe ?Le vent bat toujours la porte,Les feuilles tombent toujours !
Versification
- Forme
- 5 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 5(abba)
- Mètre
- Heptasyllabes
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a mois / émois masculineb mortes / portes fémininea chambre / décembre féminineb pâlir / Lear masculinea longs / blonds masculineb s’achève / rêve fémininea fantaisie / Poésie féminineb vers / hivers masculinea amours / toujours masculineb qu’importe / porte féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les poëmes de l’amour et de la mer, Paris, Charpentier et Cie, Libraires-éditeurs, 1876· numérisation gallica.bnf.fr· Sources