Les poëmes de l’amour et de la mer, 1876· III L’amour divin
V. « L’air était doux. C’était l’heure où le jour décline »
L’air était doux. C’était‖ l’heure où le jour décline ;L’azur ensoleillé‖ souriait doucement.Le vent du soir chantait‖ sur la haute colline,Dans le ciel parfumé‖ montait un bruit charmant.
Car les oiseaux sentant‖ venir la nuit tranquilleSaluaient le coucher‖ d’un beau jour glorieux ;Et l’écho chuchotait,‖ et le bois immobileLonguement y mêlait‖ son murmure soyeux.
La rose s’inclinait‖ mollement sur sa tigeEt versait ses parfums‖ dans un demi-sommeil :Et l’on aurait passé,‖ comme pris de vertige,Sa vie à rêver là‖ des rêves sans réveil.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a décline / colline féminineb doucement / charmant masculinea tranquille / immobile féminineb glorieux / soyeux masculinea tige / vertige féminineb demi-sommeil / réveil masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les poëmes de l’amour et de la mer, Paris, Charpentier et Cie, Libraires-éditeurs, 1876· numérisation gallica.bnf.fr· Sources