Les poëmes de l’amour et de la mer, 1876· I La fleur des eaux
XX. La nuit bienheureuse
En écoutant les voix‖ amoureuses du soir,Nous demeurions pensifs,‖ votre main dans la mienne ;En écoutant le bruit‖ des vagues — sans les voir —Et c’est le plus doux soir‖ dont mon cœur se souvienne
En respirant l’odeur‖ des puissantes forêts,Je vous vis approcher,‖ pâle et tout oppressée ;En respirant la nuit‖ et ses parfums si frais,C’est la meilleure nuit‖ que j’aie encor passée.
En entendant soudain‖ chanter un rossignol,Je vous baisai la joue‖ et vous baisai la bouche ;En l’écoutant chanter‖ et pleurer comme un fol,Vous n’aviez pas souci‖ de vous montrer farouche.
Oh ! bénis à jamais‖ soient tous ces bruits du soir,Et l’odeur des forêts‖ soit à jamais bénie ;Béni, le rossignol‖ que nous ne pouvions voirEt qui troubla ton cœur‖ avec son harmonie.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a soir / voir masculineb mienne / souvienne fémininea forêts / frais masculineb oppressée / passée fémininea rossignol / fol masculineb bouche / farouche féminineb bénie / harmonie féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les poëmes de l’amour et de la mer, Paris, Charpentier et Cie, Libraires-éditeurs, 1876· numérisation gallica.bnf.fr· Sources