Les poëmes de l’amour et de la mer, 1876· I La fleur des eaux
XXII. Le duo des amoureux
Voici finir le doux‖-crépuscule, et les merlesDans les bois verts, là-bas,‖ sifflent le bec au vent ;Les gouttes de rosée‖ en tombant sont des perlesQui miroitent dans la‖ lumière du levant.
Je me suis éveillée‖ avec l’aube, et mon âmeA, par trois fois, chanté‖ vers toi son chant d’éveil ;On dirait que dans l’air‖ embaumé, le cinnameOu l’encens flotte, et monte,‖ et se dore au soleil.
C’est un léger brouillard‖ qui voltige et tournoie,Mais l’éther pur va luire,‖ éblouissant et bleu ;Et nous irons fêter‖ ta jeunesse, et la joieDu vierge Amour, l’exquis‖ et cruel petit dieu.
Et quand le doux midi‖ sonnera, par voléesJoyeusement dans l’air‖ les cloches tinteront ;Nous aurons l’ombre épaisse‖ et verte des allées,Et mon libre baiser‖ chantera sur ton front.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a merles / perles féminineb vent / levant masculinea âme / cinname féminineb d’éveil / soleil masculinea tournoie / joie féminineb bleu / dieu masculinea volées / allées féminineb tinteront / front masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les poëmes de l’amour et de la mer, Paris, Charpentier et Cie, Libraires-éditeurs, 1876· numérisation gallica.bnf.fr· Sources