Les poëmes de l’amour et de la mer, 1876· II La mort de l’amour
XXIV. « Que le vaisseau léger, que la lune propice »
Que le vaisseau léger,‖ que la lune propice,Que la mer immobile‖ et que les vents soumisSoient bénis à jamais !‖ Les dieux me sont amis,— Et veulent que l’amour‖ d’autrefois refleurisse.
Pourquoi pleurer ? le temps,‖ l’absence ou le capriceN’a pu diminuer‖ des amours infinis.Pourquoi donc pleures-tu ?‖ Nous voici réunis ;Se peut-il que la joie‖ en nos âmes tarisse ?
… Nous nous sommes assis‖ sur la plage, et pensifsNous avons regardé‖ la côte et les récifs ;Vers quels cieux ma pensée‖ était-elle ravie ?
Et pourquoi rêvions-nous‖ et ne disions-nous rien ?Ah ! quelque chose est mort‖ de notre douce vie,Mignonne, et c’est mon cœur,‖ si ce n’est pas le tien.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a propice / refleurisse féminineb soumis / amis masculinea caprice / tarisse féminineb infinis / réunis masculinec pensifs / récifs masculined ravie / vie fémininee rien / tien masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les poëmes de l’amour et de la mer, Paris, Charpentier et Cie, Libraires-éditeurs, 1876· numérisation gallica.bnf.fr· Sources