Les poëmes de l’amour et de la mer, 1876· I La fleur des eaux
V. Tes yeux
Tes yeux sont deux saphirs vertsOu deux émeraudes bleuesQui rejettent à cent lieuesLes louanges de mes vers.
C’est la mer phosphorescente,Car on y voit luire encorPlus d’une étincelle d’orA nos yeux éblouissante.
Et moi, songeur devant euxEt cherchant à les comprendre,Jamais je ne pourrais rendreLe mystère de tes yeux ;
Car leur cruelle ironieQui brille et sourit sans finSe mêle au charme divinD’une tendresse infinie.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abba)
- Mètre
- Heptasyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a verts / vers masculineb bleues / lieues fémininea phosphorescente / éblouissante féminineb encor / d’or masculinea eux / yeux masculineb comprendre / rendre fémininea ironie / infinie féminineb fin / divin masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les poëmes de l’amour et de la mer, Paris, Charpentier et Cie, Libraires-éditeurs, 1876· numérisation gallica.bnf.fr· Sources