Dernières chansons, 1869
XXIV. Gelida
Elle a, pour toute science,La gaîté de ses vingt ans ;C’est la blonde insouciance,Aux yeux bleus, couleur du temps.
Pour lasser la patienceDes désirs les plus constants,Son coeur a fait allianceAvec ses cheveux flottants.
Sourde à l’hymne des tendresses,Elle rit de ces détressesQue rien ne peut consoler…
Et je crois que la coquetteDans l’amour de JuliettePasserait sans se brûler !
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abab abab ccd eed
- Mètre
- Heptasyllabes
- Mots à la rime
- a science / insouciance féminine, classiqueb ans / temps masculine, classiquea patience / alliance féminine, classiqueb constants / flottants masculine, classiquec tendresses / détresses féminine, classiqued consoler / brûler masculine, classiquee coquette / Juliette féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Dernières chansons, Paris, M. Levy, 1872· numérisation CNRTL (Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales) http://www.cnrtl.fr/corpus/frantext/frantext.php· Sources