Poésies. festons et astragales, 1859
A un enfant
Enfant aux cheveux blonds‖ que le rire accompagne,Ne vas pas, ne vas pas‖ jouer sur la montagne,Et ne quitte jamais‖ le seuil de ta maison,Pour suivre les troupeaux‖ à la molle toison ;Reste, petit enfant,‖ reste auprès de ta mère,Car ce serait pour elle‖ une douleur amère,Et les nymphes, tes sœurs,‖ gémiraient bien longtemps,Si, voyant tes yeux bleus‖ et tes cheveux flottants,L’aigle, de Jupiter‖ le messager fidèle,Sur ton front qui s’étonne‖ abattait sa grande aile,Et, malgré ton effroi,‖ t’emportait jusqu’aux cieux,Pour verser le nectar‖ dans la coupe des dieux !
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 6((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distique
- Mots à la rime
- a accompagne / montagne féminine, classiqueb maison / toison masculine, classiquea mère / amère féminine, classiqueb longtemps / flottants masculine, classiquea fidèle / aile féminine, classiqueb cieux / dieux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies. festons et astragales, Paris, LIBRAIRIE NOUVELLE, 1859· numérisation gallica.bnf.fr· Sources