Poésies. festons et astragales, 1859
A X
Tristes Deos !Horatius.
Artiste au front sacré,‖ poëte aux belles rimes,Voyageur attiré‖ vers les songes vermeils,Toi qui portes aux pieds‖ ces poussières sublimesQu’on soulève, en marchant,‖ au pays des soleils !
Quand je t’ai vu passer,‖ dans ta force et ton calme,Traînant, comme un manteau,‖ ta popularité,J’ai tendu mes deux mains‖ pour te jeter la palme,Et mon cœur, devant toi,‖ tremblait épouvanté !
Mais je sais, maintenant,‖ qu’oublieux de la lyre,Tu descends quelquefois‖ de ton Olympe bleu,Et je pourrai t’aimer,‖ moi qui t’ai vu sourire…J’avais cru, jusqu’ici,‖ que tu n’étais qu’un dieu !
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a rimes / sublimes féminine, classiqueb vermeils / soleils masculine, classiquea calme / palme féminine, classiqueb popularité / épouvanté masculine, classiquea lyre / sourire féminine, classiqueb bleu / dieu masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies. festons et astragales, Paris, LIBRAIRIE NOUVELLE, 1859· numérisation gallica.bnf.fr· Sources