Poésies. festons et astragales, 1859
Intérieur
La mère de famille‖ a quitté la maison,Elle dort maintenant‖ sous la colline verte.Le père s’est assis‖ dans la salle déserte,Tandis qu’à l’âtre éteint‖ fume un maigre tison ;
Le père s’est assis,‖ les coudes sur la table,Et pressant dans ses mains‖ son front chargé d’ennui ;Ses trois fils aux bras forts,‖ rangés autour de lui,Ne sauraient soulever‖ le fardeau qui l’accable.
Mais la petite fille‖ a neuf ans, pour le moins !La petite descend,‖ va, vient, court, se trémousse,Elle commande aux gens‖ et grossit sa voix douce,Ménagère à l’œil bleu,‖ qui jouait dans les foins !
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a maison / tison masculine, classiqueb verte / déserte féminine, classiquea table / l’accable féminine, classiqueb d’ennui / lui masculine, classiquea moins / foins masculine, classiqueb trémousse / douce féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies. festons et astragales, Paris, LIBRAIRIE NOUVELLE, 1859· numérisation gallica.bnf.fr· Sources