Poésies. festons et astragales, 1859
Le secret
Parfois la terre,‖ ouvrant son sein qui gronde,Heurte les monts‖ l’un sur l’autre croulants,Elle s’agite‖ et veut jeter au mondeLe noir secret‖ enfermé dans ses flancs ;
Un jour, une heure,‖ et les flots ruisselantsLe vomiront‖ sur la grève inféconde ;Il va sortir‖ de la forêt profonde,Il monte, il monte‖ aux lèvres des volcans ;
Le cœur ému,‖ l’humanité s’éveille…Au bruit qui passe‖ elle prête l’oreille…Mais de la terre‖ étouffant le transport,
Le Dieu jaloux‖ qui nous cache les causes,Met sa main large‖ a la bouche des choses…La voix s’arrête,‖ et l’homme attend encor !
Versification
- Forme
- Sonnet peu classique (sonnet)
- Rimes
- abab baab ccd eed
- Mètre
- Décasyllabes· profil 4+6
- Mots à la rime
- a gronde / monde féminine, classiqueb croulants / flancs masculine, classiqueb ruisselants / volcans masculine, classiquea inféconde / profonde féminine, classiquec s’éveille / l’oreille féminine, classiqued transport / encor masculine, non classiquee causes / choses féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies. festons et astragales, Paris, LIBRAIRIE NOUVELLE, 1859· numérisation gallica.bnf.fr· Sources