Le sphynx au foyer, 1883· Énigmes· Botanique (emblèmes.) Géographie
XXIII. « J’enserre une immense étendue »
J’enserre une immense étendueSans commencement et sans fin :Je suis une ligne perdueEntre le cap Horn et Baffin.Je passe à travers l’Amérique ;Je pénètre aux déserts d’Afrique ;J’absorbe Java, Bornéo.Mais, dans ma course autour du monde,Ce que je vois le plus, c’est l’onde :J’ai pour domaine surtout l’eau.Je fais les nuits aux jours égales ;Le marin me fête en riant ;Et mes solennités navalesOnt le tour comique et bruyant.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 2[abab] 1[aa] 1[abba]
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a étendue / perdue féminine, classiqueb fin / Baffin masculine, classiquea l’Amérique / d’Afrique féminine, classiquea Bornéo / l’eau masculine, classiqueb monde / l’onde féminine, classiquea égales / navales féminine, classiqueb riant / bruyant masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.9· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le sphynx au foyer : proverbes, charades, énigmes, homonymes, mots carrés, mots en triangle, sonnets-portraits / par Mme Mélanie Bourotte, Paris, A. HENNUYER, IMPRIMEUR-ÉDITEUR, 1883· numérisation gallica.bnf.fr· Sources