La fleur d’or, 1874· Livre septième A venise
À un Navire grec
DAUPHIN léger, fuyant‖ vers les blanches Cyclades,Mes rêves te suivront‖ dans tes joyeux détours,Sous les caps élégants‖ aux belles colonnades,Du poète et du peintre‖ éternelles amours…O mer, ô ciel d’azur‖ si doux aux cœurs malades !Et moi pour l’Occident‖ je pars et pour toujours :Là, parmi mes graves peupladesEt près des flots brumeux‖ s’assombriront mes jours.Quand tu seras nageant‖ vers les blanches Cyclades.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1(ababcdcdc)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (8 de 12, 1 de 8)· profil 6+6, (8)
- Strophes
- 1 neuvain
- Mots à la rime
- a Cyclades / colonnades féminine, classiqueb détours / amours masculine, classiquec malades / peuplades / Cyclades féminine, classiqued toujours / jours masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
9 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres de Auguste Brizeux — LA FLEUR D’OR, Paris, Alphonse Lemerre, éditeur, 1981· numérisation wikisource.org· Sources