La fleur d’or, 1874· Livre troisième Au bord de la méditerranée
Les deux Fleurs
ARRÊTE ton cheval,‖ saute à bas, mon vieux faune !Et va, bon voiturin,‖ du côté de la mer :Sur le bord de cette anse‖ où le flot est si clair,Coupe, dans les rochers,‖ coupe cette fleur jaune.
C’est une fleur sauvage,‖ ô seigneur étranger !Là-bas nous trouverons‖ des bouquets d’oranger.
Non, laisse l’oranger‖ embaumer le rivage,Pour ces parfums si doux‖ je suis barbare encor ;Mais sur ma terre aussi‖ poussent les landiers d’or.Et j’aime la senteur‖ de cette fleur sauvage.
Près du golfe de la Spezzia.
Versification
- Forme
- Quatrains
- Rimes
- 2(abba) 1(aa)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 2 quatrains, 1 distique
- Mots à la rime
- a faune / jaune féminine, classiqueb mer / clair masculine, classiquea étranger / d’oranger masculine, classiquea rivage / sauvage féminine, classiqueb encor / d’or masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres de Auguste Brizeux — LA FLEUR D’OR, Paris, Alphonse Lemerre, éditeur, 1981· numérisation wikisource.org· Sources