Poésies, 1884· Tristesses et joies
Improvisés
J’ai vu tes bas,‖ ô charmante inconnue,Tes bas mignons,‖ délicats à ravir.Et j’ai senti,‖ — fut-ce un ressouvenir ?L’ardent besoin‖ de voir ta jambe nue.
Soit qu’un ruissel‖ oppose à ton désirLe noir torrent‖ de sa naïade accrue,Soit qu’un vent froid‖ s’engouffrant par la rueSous tes jupons,‖ soit prêt à s’enhardir.
Ce bas mignon‖ a mis mon cœur en chasse ;Dans les tableaux‖ où mon rêve l’enchâsseJe le verrai‖ passer et repasser…
Qu’il vaudrait mieux‖ cependant, ma charmante.Qu’il fût encor‖ sur le métier qui chante.Et que pour bas‖ tu prisses mon baiser !
Versification
- Forme
- Sonnet peu classique (sonnet)
- Rimes
- abba baab ccd eed
- Mètre
- Décasyllabes· profil 4+6
- Mots à la rime
- a inconnue / nue féminine, classiqueb ravir / ressouvenir masculine, classiqueb désir / s’enhardir masculine, classiquea accrue / rue féminine, classiquec chasse / l’enchâsse féminine, classiqued repasser / baiser masculine, classiquee charmante / chante féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, Paris, LIBRAIRIE HACHETTE ET Cie, 1884· numérisation archive.org· Sources