Les voix intimes, 1892· Une gerbe d’acrostiches
A mes poésies
C’en est fait maintenant, pareil aux hirondelles,
Partez ; qu’un même but vous retrouve fidèles.
Et moi, pourvu qu’en vos combats
De votre foi nul cœur ne doute,
Et qu’une âme en secret écoute
Ce que vous lui direz tout bas…
….
Ah ! mes pauvres oiseaux‖ que j’élevais en cage,Mésanges dont les chants‖ dissipaient ma douleur !En essaim vous volez‖ vers un riant bocageSans savoir que l’aspic‖ se cache sous la fleur…
Pourquoi donc avez-vous‖ ainsi quitté ma chambreOù le mil et l’amour‖ vous étaient prodigués ?Et votre nid moelleux‖ toujours chaud quand décembreSaccage la ramure‖ où trônaient vos aînés ?Ivres de liberté,‖ de gloire d’aventure :Eh ! oui, voilà l’appât‖ qui fascine et captureSi souvent les oiseaux…‖ et même les humains !
1er Avril 1892.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1(abab) 1(ababcc)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 quatrain, 1 sizain
- Mots à la rime
- a cage / bocage féminine, classiqueb douleur / fleur masculine, classiquea chambre / décembre féminine, classiqueb prodigués / aînés masculine, classiquec d’aventure / capture féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
11 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Premières poésies, 1892· numérisation Project Gutenberg· Sources