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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Œuvres complètes, 1851· Poésies diverses

L’homme de lettres

DISCOURS PHILOSOPHIQUE

Sébastien-Roch-Nicolas de Chamfort· distiques, alexandrins, 248 vers

Nobles enfans des arts,‖ vous que la gloire enflamme,Qui, soigneux d’agrandir,‖ de féconder votre âme,Ajoutez en silence‖ à ses trésors divers,Pour la produire un jour‖ aux yeux de l’univers :Qui d’entre vous n’aspire‖ à cet honneur suprême,De servir les mortels‖ en s’éclairant soi-même ?Laissez-moi contempler‖ vos devoirs, vos destins,Tous les droits que sur vous‖ le ciel donne aux humains.Ce sont vos sentimens‖ que ma bouche répète ;Ils méritaient sans doute‖ un plus digne interprète.Ah ! que ne puis-je au moins,‖ retraçant leur grandeur,Les peindre à tous les yeux,‖ comme ils sont dans mon cœur !Quelle est de ces rivaux‖ l’ambition sublime ?Dans leurs travaux heureux‖ quel espoir les anime ?C’est ce noble désir‖ d’éclairer nos esprits,De porter la vertu‖ dans nos cœurs attendris ;Mais ce droit n’appartient‖ qu’au mortel qu’elle inspire :Lui seul peut sur notre âme‖ exercer cet empire,Lui seul dans notre sein‖ lance des traits brûlans.L’école des vertus‖ est celle des talens ;Plus l’âme est courageuse‖ et plus elle est sensible ;L’esprit reçoit de l’âme‖ une force invincible ;Chaque vertu nouvelle‖ ajoute à sa vigueur.Courez à votre ami‖ qu’opprime le malheur ;Par des soins généreux‖ réveillez son courage,Et des vertus ensuite‖ allez tracer l’image.Je les vois, respirant‖ sous vos hardis pinceaux,D’un charme inexprimable‖ animer vos tableaux.Vertu, sans vous aimer,‖ quel mortel peut vous peindre ?S’il en existe un seul,‖ ô Dieu ! qu’il est à plaindre !Sans cesse, en contemplant‖ vos traits majestueux,Devant son propre ouvrage‖ il baissera les yeux ;En s’immortalisant,‖ il flétrit sa mémoire,Et consacre sa honte‖ aux fastes de la gloire.Mais de ces sentimens‖ qui peut vous animer ?Dans votre âme à jamais‖ comment les imprimer ?Sera-ce en les portant‖ dans un monde frivole ?A d’absurdes égards‖ il faut qu’on les immole.Pourriez-vous soutenir,‖ sans dégrader vos mœurs,Le choc des préjugés,‖ des vices, des erreurs,Dont la foule en tout temps‖ vous assiége et vous presse ?Fuyez : qu’attendez-vous ?‖ une vaine richesse ?Ce vil présent du sort‖ serait trop acheté ;Vos cœurs perdaient, hélas !‖ leur sensibilité,Cette austère hauteur,‖ ce courage inflexibleQui porte un jugement‖ sévère, incorruptible,A l’homme, aux actions‖ marque leur juste prix,Et par la vérité‖ subjugue les esprits.Quel est ce malheureux‖ qui d’un encens coupableFatigue lâchement‖ un mortel méprisable ?Ose-t-il dispenser,‖ de ses vénables mains,Ce trésor précieux,‖ l’estime des humains ?Mes amis, jurons tous,‖ dans ce temple où nous sommes,De ne point avilir‖ l’art de parler aux hommes,De faire devant nous‖ marcher la vérité,De ne mentir jamais‖ à la postérité,De pouvoir dire un jour‖ à cet arbitre auguste :Jugez sur notre foi,‖ votre arrêt sera juste.C’est alors que l’on peut,‖ par d’utiles écrits,Des mortels incertains‖ diriger les esprits.Opinion, nos goûts,‖ nos mœurs, sont ton ouvrage,Dieu t’a soumis le monde,‖ et te soumet au sage ;Du fond de sa retraite‖ il t’impose des lois ;Tu marchais au hasard ;‖ il te guide à son choix ;Avec la vérité‖ sa voix d’intelligenceFonde, affermit, combat,‖ renverse ta puissance.Grands hommes, c’est à vous‖ d’exercer son pouvoir ;Notre cœur appartient‖ à qui sait l’émouvoir ;Vous avez de l’erreur‖ détruit la tyrannie :L’univers a changé‖ devant votre génie.Souvent à notre insu‖ votre âme vit en nous,Et la raison d’un seul‖ est la raison de tous.Laissez frémir la haine,‖ et l’erreur, et l’envie ;Détruire un préjugé,‖ c’est servir sa patrie.La vérité défend‖ le trône et les autels,Et la fille des cieux‖ ne peut nuire aux mortels,Elle émousse les traits‖ de l’ardent fanatisme,Des tyrans de l’esprit‖ combat le despotisme ;Jusqu’au milieu des cours‖ elle va quelquefoisDémentir les flatteurs‖ et détromper les rois.Mais souvent, dans un siècle‖ où l’on craint la lumière,Le génie opprimé‖ rampe dans la poussière ;L’orgueil intolérant‖ en prive l’univers ;On le hait, on l’accable,‖ on lui donne des fers :On défend la pensée‖ au seul être qui pense.Vous qui des souverains‖ partagez la puissance,S’il est un vrai talent,‖ par le sort opprimé,Qui, faute d’un regard,‖ languisse inanimé ;Craignez de l’avenir‖ la terrible sentence ;Mais, non : votre pays‖ vous a jugé d’avance.Ah ! si vous ignorez‖ le prix des vrais talens,Demandez-le à ces rois‖ dont les soins vigilans,Arrachant cette plante‖ à son climat stérile,Feront germer ses fruits‖ sur un sol plus fertile.Mais il reste un espoir‖ aux talens méconnus :C’est de répandre au moins‖ l’exemple des vertus ;Cette gloire est certaine,‖ et ne craint point d’outrage.L’exemple des vertus‖ est la dette du sage ;Ses écrits sont un don‖ fait à l’humanité.Que le mortel sensible,‖ épris de leur beauté,Las de voir des cœurs morts,‖ leurs vices, leur bassesse,Dans ces fiers monumens‖ retrouvant sa noblesse,Contemple avec transport‖ les traits de sa grandeur,Et cherche un doux asile‖ auprès de votre cœur.Eh bien ! il faudra donc,‖ dans cette lice immense,Fatiguer, tourmenter‖ ma pénible existence.Pourquoi ? pour embrasser‖ une ombre qui s’enfuit,Désespère à la fois‖ celui qui la poursuit,Celui qu’elle a trompé,‖ celui qui la possède !Cruelle illusion,‖ qui m’échappe et m’obsède,Qu’à travers mille écueils‖ il me faudra chercher,Que, jusque dans mes bras,‖ on viendra m’arracher !Heureux du moins, heureux,‖ si la haine et l’envie,Complices de ma mort‖ et bourreaux de ma vie,Souffrent que sur ma cendre‖ on sème quelques fleurs,Qui croissent auprès d’elle,‖ et naissent quand je meurs !Dieu ! qu’entens-je ? est-ce ainsi‖ qu’on parle de la gloire ?S’élever par son âme,‖ ennoblir sa mémoire,Créer un nom fameux‖ triomphant de la mort,Que tout cœur né sensible‖ entend avec transport ;Des vertus, des talens‖ présenter l’assemblageA nos regards charmés‖ d’une si belle image !Amis, la gloire existe,‖ et ses droits sont certains.Quand Dieu créa la terre‖ et forma les humains,Il fit naître la gloire,‖ ainsi que lui féconde,Lui commanda d’instruire‖ et d’embellir le monde,De mesurer les cieux,‖ de subjuguer les mers,Et lui commit le soin‖ d’achever l’univers.Que parlez-vous ici‖ de fleurs sur votre cendre ?Sont-ce les seuls tributs‖ que vous devez attendre ?La gloire est-elle ingrate ?‖ et ne la vois-je pas,Quand vous marchez vers elle,‖ accourir dans vos bras ?Ce sentiment si prompt‖ d’involontaire estime,Qu’arrachent les talens,‖ que leur aspect imprime,Que l’or ni les grandeurs‖ n’excitent point en nous,N’est-il pas votre bien ?‖ n’est-il pas fait pour vous ?Répandre avec chaleur‖ son active pensée,C’est la grandeur de l’âme‖ au dehors annoncée,Par des signes certains‖ offerte à tous les yeux.Arrachez, déchirez‖ le voile injurieux,Dont le sort veut couvrir‖ cette empreinte divine,Qui d’une âme choisie‖ atteste l’origine.Il faut juger les cœurs‖ sans peser les destins :Épictète est par l’âme‖ égal aux Antonins.Les beaux arts sont de tous‖ l’immortel héritage ;Tous ont sur cet autel‖ présenté leur hommage.Voyez ce Richelieu,‖ ce fier vengeur des lis,Tonnant autour du trône‖ où son maître est assis ;Il dispute à la fois,‖ et d’une ardeur pareille,L’Alsace à l’empereur,‖ et le Cid à Corneille.Ah ! vous m’ouvrez les yeux,‖ vous entraînez mes pas.Mais, quoi ! tous ces écueils,‖ ces malheurs, ces combats !La haine qui se tait !‖ la basse calomnieSans cesse repoussée‖ et sans cesse impunie !L’homme vil et puissant‖ qui, pour percer mon cœur,D’une main subalterne‖ achète la fureur !Eh bien ! que craignez-vous ?‖ Un bras plus redoutableVous couvre d’une égide‖ auguste, impénétrable.Le jugement public :‖ voilà votre vengeur,Votre ami, votre appui,‖ votre consolateur ;Je le vois vous conduire‖ au fond d’un sanctuaire,Dont rien ne brisera‖ l’invincible barrière.Sous ce puissant abri,‖ placez-vous par vos mœurs.C’est là qu’on peut braver‖ les absurdes rumeurs,De l’orgueil forcené‖ la vengeance hautaine,Voir en pitié la rage,‖ et sourire à la haine.Ah ! plutôt saisissons‖ un espoir plus heureux :Il est, il est encor‖ des mortels généreuxDont l’amitié touchante,‖ active et courageuseDéfendra hautement‖ votre vie orageuse,Soutiendra les assauts‖ du superbe oppresseur,Et sera de vos jours‖ l’orgueil et la douceur.Quel prix plus glorieux ?‖ que faut-il davantage ?J’embrasse avec transport‖ ce fortuné présage ;Mais l’avoûrai-je enfin ?‖ il me faut un bonheurQui s’attache à mon être,‖ et qui tienne à mon cœur.Eh ! ne l’avez-vous pas ?‖ quoi donc ! cette âme immenseQui sait trouver en soi‖ sa plus vive existence,Qui tend tous ses ressorts,‖ qui s’agite en tous sens,Qui voudrait même en vain‖ réprimer ses élans,De ses propres plaisirs‖ n’est-elle pas la mère ?Ces morts, dont la raison‖ nous guide et nous éclaire,Ne vont-ils pas dans nous‖ verser leurs sentimens,De leurs cœurs enflammés‖ rapides mouvemens ?S’emparer de leur âme‖ et l’égaler peut-être,Fixer, éterniser‖ chaque instant de son être,Est-il un sort plus doux,‖ un plaisir plus touchant ?Conserve-moi, grand dieu !‖ le fortuné penchantQui place dans moi seul‖ mon bonheur, ma richesse,M’arrache aux passions‖ d’une ardente jeunesse,Et trompant de mon cœur‖ la sensibilité,De ses feux sans péril‖ nourrit l’activité.Tout n’appartient-il pas‖ au mortel né sensible ?Il est de l’univers‖ possesseur invisible ;Il va, de tous les arts,‖ par un heureux larcin,Dérober les trésors,‖ les renferme en son sein :Tout est vivant pour lui ;‖ son âme active et pureExiste dans chaque être‖ et remplit la nature,Partout de son bonheur‖ va saisir l’aliment,Le dévore et s’enfuit‖ avec un sentiment.Un autre don du ciel‖ ornera votre vie.Imagination,‖ compagne du génie,Toi, dont la main brillante‖ et prodigue de fleursÉtend sur l’univers‖ tes riantes couleurs !Le génie entouré‖ de tes heureux prestiges,Sous tes yeux, à ta voix‖ enfante des prodiges.Sur ton aile rapide‖ il vole dans les cieux,Embrasse d’un coup d’œil‖ tous les temps, tous les lieux ;Des empires détruits‖ il revoit l’origine,Le choc de leurs destins,‖ leur grandeur, leur ruine ;Parcourt avidement‖ tous ces tableaux diversQu’aux regards des mortels‖ les siècles ont offerts,La nature et ses jeux,‖ ses travaux, ses caprices,Miracles échappés‖ à ses mains créatrices,Le combat et l’accord‖ de tous les élémens,Le sillon de l’éclair‖ et la fuite des vents.Voici l’instant propice ;‖ il s’agite, il s’enflamme ;Un nouvel univers‖ va sortir de son âme :De ce monde nouveau‖ les élémens pressésD’abord sont au hasard‖ et sans ordre entassés :L’imagination‖ plane sur cet abîme ;Le cahos fuit, tout naît,‖ chaque germe s’anime ;L’esprit actif et prompt,‖ dans un rapide élan,Du monde qu’il médite‖ a dessiné le plan ;Tout s’arrange : l’idée‖ informe, languissante,Appelle autour de soi‖ l’image obéissante :Soudain l’image accourt,‖ et par d’heureux accords,Vient s’unir à l’idée,‖ et lui donner un corps.Tous les traits sont marqués ;‖ les couleurs s’assortissent ;Sous de rians pinceaux‖ les êtres s’embellissent,Et placés avec art,‖ contrastés avec choix,Sous l’œil du créateur‖ se pressent à la fois.Il frémit, il palpite ;‖ et son âme ravieSent l’ivresse sublime‖ et l’orgueil du génie.Eh bien ! avec ce sens,‖ cet instinct merveilleux,Pouvez-vous, sans rougir,‖ vous croire malheureux ?Ah ! bénissez plutôt‖ ce fortuné partage :Aux vertus à jamais‖ consacrez en l’usage.Vivez pour la patrie‖ et pour l’humanité,Pour l’amitié, la gloire‖ et la postérité ;De vos cœurs avec soin‖ défendez la noblesse ;D’un sentiment jaloux‖ repoussez la bassesse :Chérissons le rival‖ qui peut nous surpasser :Montrez-moi mon vainqueur,‖ et je cours l’embrasser.De la lice à l’envi‖ franchissez la barrière,Et vous direz un jour,‖ au bout de la carrière :« Le destin m’opprimait,‖ et moi, je l’ai vaincu ;J’ai senti l’existence,‖ et mon cœur a vécu. »

Versification

Forme
Distiques
Rimes
124((aa))
Mètre
Alexandrins· profil 6+6
Strophes
1 distique
Mots à la rime
a enflamme / âme féminine, classiqueb divers / l’univers masculine, classiquea suprême / soi-même féminine, classiqueb destins / humains masculine, classiquea répète / interprète féminine, classiqueb grandeur / cœur masculine, classiquea sublime / anime féminine, classiqueb esprits / attendris masculine, classiquea inspire / empire féminine, classiqueb brûlans / talens masculine, classiquea sensible / invincible féminine, classiqueb vigueur / malheur masculine, classiquea courage / l’image féminine, classiqueb pinceaux / tableaux masculine, classiquea peindre / plaindre féminine, classiqueb majestueux / yeux masculine, classiquea mémoire / gloire féminine, classiqueb animer / imprimer masculine, classiquea frivole / immole féminine, classiqueb mœurs / erreurs masculine, classiquea presse / richesse féminine, classiqueb acheté / sensibilité masculine, classiquea inflexible / incorruptible féminine, classiqueb prix / esprits masculine, classiquea coupable / méprisable féminine, classiqueb mains / humains masculine, classiquea sommes / hommes féminine, classiqueb vérité / postérité masculine, classiquea auguste / juste féminine, classiqueb écrits / esprits masculine, classiquea ouvrage / sage féminine, classiqueb lois / choix masculine, classiquea d’intelligence / puissance féminine, classiqueb pouvoir / l’émouvoir masculine, classiquea tyrannie / génie féminine, classiqueb nous / tous masculine, classiquea l’envie / patrie féminine, classiqueb autels / mortels masculine, classiquea fanatisme / despotisme féminine, classiqueb quelquefois / rois masculine, classiquea lumière / poussière féminine, classiqueb l’univers / fers masculine, classiquea pense / puissance féminine, classiqueb opprimé / inanimé masculine, classiquea sentence / d’avance féminine, classiqueb talens / vigilans masculine, classiquea stérile / fertile féminine, classiqueb méconnus / vertus masculine, classiquea d’outrage / sage féminine, classiqueb l’humanité / beauté masculine, classiquea bassesse / noblesse féminine, classiquea immense / existence féminine, classiqueb s’enfuit / poursuit masculine, classiquea possède / m’obsède féminine, classiqueb chercher / m’arracher masculine, classiquea l’envie / vie féminine, classiqueb fleurs / meurs masculine, classiquea gloire / mémoire féminine, classiqueb mort / transport masculine, classiquea l’assemblage / image féminine, classiqueb certains / humains masculine, classiquea féconde / monde féminine, classiqueb mers / l’univers masculine, classiquea cendre / attendre féminine, classiqueb pas / bras masculine, classiquea estime / imprime féminine, classiqueb nous / vous masculine, classiquea pensée / annoncée féminine, classiqueb yeux / injurieux masculine, classiquea divine / l’origine féminine, classiqueb destins / Antonins masculine, classiquea héritage / hommage féminine, classiqueb lis / assis masculine, classiquea pareille / Corneille féminine, classiqueb pas / combats masculine, classiquea calomnie / impunie féminine, classiqueb cœur / fureur masculine, classiquea redoutable / impénétrable féminine, classiqueb vengeur / consolateur masculine, classiquea sanctuaire / barrière féminine, classiqueb mœurs / rumeurs masculine, classiquea hautaine / haine féminine, classiqueb heureux / généreux masculine, classiquea courageuse / orageuse féminine, classiqueb oppresseur / douceur masculine, classiquea davantage / présage féminine, classiqueb bonheur / cœur masculine, classiqueb sens / élans masculine, classiquea mère / éclaire féminine, classiqueb sentimens / mouvemens masculine, classiquea peut-être / être féminine, classiqueb touchant / penchant masculine, classiquea richesse / jeunesse féminine, classiqueb sensibilité / l’activité masculine, classiquea sensible / invisible féminine, classiqueb larcin / sein masculine, classiquea pure / nature féminine, classiqueb l’aliment / sentiment masculine, classiquea vie / génie féminine, classiqueb fleurs / couleurs masculine, classiquea prestiges / prodiges féminine, classiqueb cieux / lieux masculine, classiquea l’origine / ruine féminine, classiqueb divers / offerts masculine, classiquea caprices / créatrices féminine, classiqueb élémens / vents masculine, classiquea s’enflamme / âme féminine, classiqueb pressés / entassés masculine, classiquea abîme / s’anime féminine, classiqueb élan / plan masculine, classiquea languissante / obéissante féminine, classiqueb accords / corps masculine, classiquea s’assortissent / s’embellissent féminine, classiqueb choix / fois masculine, classiquea ravie / génie féminine, classiqueb merveilleux / malheureux masculine, classiquea partage / l’usage féminine, classiqueb l’humanité / postérité masculine, classiquea noblesse / bassesse féminine, classiqueb surpasser / l’embrasser masculine, classiquea barrière / carrière féminine, classiqueb vaincu / vécu masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

248 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Chez CHAUMEROT JEUNE, LIBRAIRE, 1824-1825· numérisation ÉFÉLÉ· Sources