Chansons joyeuses, 1765
Ronde
Air : Noté, N°. 30.
A CONFESSE m’en suis alléAu Curé de Pompone :Le plus gros péché que j’ai fait,C’est d’embrasser un homme.Ah ! il me souviendra,La-ri-ra,Du Curé de Pompone.
LE plus gros péché que j’ai fait,C’est d’embrasser un homme.Ma Fille, pour ce péché là,Il faut aller à Rome.Ah ! il m’en souviendra,La-ri-ra,Du Curé de Pompone.
MA fille, pour ce péché là,Il saut aller à Rome.Dites-moi, Monsieur le Curé,Y menerai-je l’homme ?Ah ! il me souviendra,La-ri-ra,Du Curé de Pompone.
DITES-MOI, Monsieur le Curé,Y menerai-je l’homme ?Ah ! vous prenez goût au péché…Je vous entend, friponne.Ah ! il me souviendra,La-ri-ra,Du Curé de Pompone.
AH ! vous prenez goût au péché…Je vous entend, friponne.Bien, baisez-moi cinq ou six fois,Et je vous le pardonne.Ah ! il me, etc..
BIEN, baisez-moi cinq ou six foisEt je vous le pardonne.Grand merci, Monsieur le Curé,La Pénitence est bonne.Ah ! il me souviendra,La-ri-ra,Du Curé de Pompone.
Versification
- Forme
- Septains
- Mètre
- Vers de 6, 8 et 3 syllabes (23 de 6, 12 de 8, 5 de 3)· profil 8, 6, 3
- Strophes
- 2 septains
- Mots à la rime
- a allé / fait masculineb Pompone / homme fémininee souviendra / La-ri-ra masculinea fait / Curé / péché masculineb homme / Rome / Pompone fémininee là / souviendra masculinee La-ri-ra / là masculineb Rome / l’homme / Pompone fémininea Curé / péché masculineb l’homme / friponne féminineb Pompone / friponne fémininee fois / etc masculineb pardonne / bonne / Pompone féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
40 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Chansons joyeuses, A Paris ; à Londres, et à Ispahan seulement, De l’Imprimerie de l’Académie de Troyes, 1765· numérisation gallica.bnf.fr· Sources