Promenades et intérieurs, 1872· III
Matin d’octobre
C’est l’heure exquise et matinaleQue rougit un soleil soudain.À travers la brume automnaleTombent les feuilles du jardin.
Leur chute est lente. On peut les suivreDu regard en reconnaissantLe chêne à sa feuille de cuivre,L’érable à sa feuille de sang.
Les dernières, les plus rouillées,Tombent des branches dépouillées :Mais ce n’est pas l’hiver encor.
Une blonde lumière arroseLa nature, et, dans l’air tout rose,On croirait qu’il neige de l’or.
Versification
- Forme
- Sonnet non classique (sonnet)
- Rimes
- abab cdcd eef ggf
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a matinale / automnale féminine, classiqueb soudain / jardin masculine, classiquec suivre / cuivre féminine, classiqued reconnaissant / sang masculine, non classiquee rouillées / dépouillées féminine, classiquef encor / l’or masculine, classiqueg arrose / rose féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.1· écart moyen à la rime classique 0.7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Promenades et intérieurs, Paris, Librairie Lemerre, 1920· numérisation ebooksgratuits.com· Sources